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	<title>Commentaires sur : Rhétorique de l’inclassable</title>
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	<description>Regards sur le design contemporain</description>
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		<title>Par : Jocelyne Le Boeuf</title>
		<link>http://www.larevuedudesign.com/2010/11/11/rhetorique-de-l%e2%80%99inclassable/#comment-3385</link>
		<dc:creator>Jocelyne Le Boeuf</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Nov 2010 04:24:00 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.larevuedudesign.com/?p=7658#comment-3385</guid>
		<description>Merci à Tony Côme pour son article. 
Je ne sais pas si le fait de recourir à l&#039;emploi du mot design pour désigner les différents métiers de conception et de projet procède d&#039;un &quot;raccourci de pensée&quot; comme l&#039;écrit Claude Parent. 
Concernant le design industriel, mes recherches sur l&#039;esthétique industrielle après la Seconde Guerre mondiale (1) montrent le contexte des débats au moment de la création de l&#039;Icsid par le fondateur de Technès  Jacques Viénot, l&#039;architecte Pierre Vago, le designer américain Peter Muller-Munk, l&#039;anglais Misha Black de la Society of International Artists, et le belge Robert Delevoy, professeur à l&#039;Ecole Nationale Supérieure d&#039;Architecture et des Arts décoratifs de Bruxelles(2). 
A la même époque Thomas Maldonado, dans une allocution à l&#039;occasion de la rentrée scolaire 1958/58 de la Hochschule für Gestaltung de Ulm, mettait en garde contre le fait &quot;de vouloir régler l&#039;ensemble de l&#039;expérience du monde sur une théorie du design&quot;.  Il rajoutait : &quot;de la cuiller à café à la ville, d&#039;accord, mais sans avoir la naïveté de vouloir donner une image unitaire à l&#039;ensemble de la réalité. La cuiller à café parfaite n&#039;existe pas plus que la ville parfaite et définitive. Ce qu&#039;il peut y avoir, ce sont des approximations de la meilleure des cuillers à café que l&#039;on puisse représenter, des approximations de la meilleure des villes imaginables dans une culture et un système social donnés&quot; (3). 
Oui c&#039;est bien de garder la vitalité des points de vue et l&#039;emploi de mot design qui rassemble sous sa bannière différents champs de métiers n&#039;est pas pour autant devenu une théorie réglant &quot;l&#039;ensemble de l&#039;expérience du monde&quot;. Je travaille dans une école de design (l&#039;Ecole de design Nantes Atlantique) qui a commencé par le design produit pour étendre son enseignement à d&#039;autres métiers. Les mises en oeuvre de nouvelles filières, design d&#039;interactivité puis d&#039;espace et enfin de graphisme contribuent à des échanges extrêmement fertiles sur les différentes approches méthodologiques, les outils, la pensée du projet... Le choix qui a été fait de rassembler les métiers au sein d&#039;options thématiques au niveau du second cycle prépare à leur collaboration dans la réalité professionnelle. Ils n&#039;en doivent pas pour autant perdre leur singularité d&#039;approche et l&#039;histoire dont ils héritent.
Cette question des frontières entre disciplines n&#039;est pas propre au design. Je les évoque dans mon blog &quot;Design et Histoires&quot; (articles &quot;Histoires du design en débat&quot; 1 - 2 - 3) à propos de l&#039;histoire dans ses différentes ramifications et son rapport aux sciences anthropo-sociales.
Pour en revenir au design, je terminerai en citant Alain Findeli :
&quot;L&#039;exercice consistant à définir le design est devenu un passage obligé en français, mais qui n&#039;a plus de sens aujourd&#039;hui, du moins s&#039;il doit conduire à une définition générale. Pirouettes étymologiques et savantes nonobstant, l&#039;extrême étalement du bassin sémantique de ce terme nous conduit à n&#039;opter que pour des définitions en situation si la précision terminologique nous importe quelque peu. Autrement dit, c&#039;est le projet qui nous anime et le contexte où nous nous situons qui en fixera le sens&quot; (4).

1 - &quot;La contribution française à la création d&#039;une organisation internationale du design après la Seconde Guerre mondiale&quot;, blog Design et Histoires, août 2009.

2 - Réunion constitutive à Paris les 13 et 14 avril 1956, établissant Jacques Viénot comme fondateur du Comité de liaison à l&#039;origine de l&#039;Icsid, Peter Muller-Munk comme président, Misha Black comme vice-président, Pierre Vago comme secrétaire général et Robert Delevoy comme trésorier.

3 - Extrait de l&#039;allocution de Thomas Maldonado, président du collège rectoral d&#039;Ulm, cité par Jocelyn de Noblet dans son ouvrage Design, éd. Stock - Chêne, 1974, p. 10-11.

4 - &quot;Entretien, Alain Findeli, Université de Montréal, Les perspectives de la recherche en design&quot;, Mode de Recherche n°1, Janvier 2004; p. 7.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci à Tony Côme pour son article.<br />
Je ne sais pas si le fait de recourir à l&#8217;emploi du mot design pour désigner les différents métiers de conception et de projet procède d&#8217;un &laquo;&nbsp;raccourci de pensée&nbsp;&raquo; comme l&#8217;écrit Claude Parent.<br />
Concernant le design industriel, mes recherches sur l&#8217;esthétique industrielle après la Seconde Guerre mondiale (1) montrent le contexte des débats au moment de la création de l&#8217;Icsid par le fondateur de Technès  Jacques Viénot, l&#8217;architecte Pierre Vago, le designer américain Peter Muller-Munk, l&#8217;anglais Misha Black de la Society of International Artists, et le belge Robert Delevoy, professeur à l&#8217;Ecole Nationale Supérieure d&#8217;Architecture et des Arts décoratifs de Bruxelles(2).<br />
A la même époque Thomas Maldonado, dans une allocution à l&#8217;occasion de la rentrée scolaire 1958/58 de la Hochschule für Gestaltung de Ulm, mettait en garde contre le fait &laquo;&nbsp;de vouloir régler l&#8217;ensemble de l&#8217;expérience du monde sur une théorie du design&nbsp;&raquo;.  Il rajoutait : &laquo;&nbsp;de la cuiller à café à la ville, d&#8217;accord, mais sans avoir la naïveté de vouloir donner une image unitaire à l&#8217;ensemble de la réalité. La cuiller à café parfaite n&#8217;existe pas plus que la ville parfaite et définitive. Ce qu&#8217;il peut y avoir, ce sont des approximations de la meilleure des cuillers à café que l&#8217;on puisse représenter, des approximations de la meilleure des villes imaginables dans une culture et un système social donnés&nbsp;&raquo; (3).<br />
Oui c&#8217;est bien de garder la vitalité des points de vue et l&#8217;emploi de mot design qui rassemble sous sa bannière différents champs de métiers n&#8217;est pas pour autant devenu une théorie réglant &laquo;&nbsp;l&#8217;ensemble de l&#8217;expérience du monde&nbsp;&raquo;. Je travaille dans une école de design (l&#8217;Ecole de design Nantes Atlantique) qui a commencé par le design produit pour étendre son enseignement à d&#8217;autres métiers. Les mises en oeuvre de nouvelles filières, design d&#8217;interactivité puis d&#8217;espace et enfin de graphisme contribuent à des échanges extrêmement fertiles sur les différentes approches méthodologiques, les outils, la pensée du projet&#8230; Le choix qui a été fait de rassembler les métiers au sein d&#8217;options thématiques au niveau du second cycle prépare à leur collaboration dans la réalité professionnelle. Ils n&#8217;en doivent pas pour autant perdre leur singularité d&#8217;approche et l&#8217;histoire dont ils héritent.<br />
Cette question des frontières entre disciplines n&#8217;est pas propre au design. Je les évoque dans mon blog &laquo;&nbsp;Design et Histoires&nbsp;&raquo; (articles &laquo;&nbsp;Histoires du design en débat&nbsp;&raquo; 1 &#8211; 2 &#8211; 3) à propos de l&#8217;histoire dans ses différentes ramifications et son rapport aux sciences anthropo-sociales.<br />
Pour en revenir au design, je terminerai en citant Alain Findeli :<br />
&laquo;&nbsp;L&#8217;exercice consistant à définir le design est devenu un passage obligé en français, mais qui n&#8217;a plus de sens aujourd&#8217;hui, du moins s&#8217;il doit conduire à une définition générale. Pirouettes étymologiques et savantes nonobstant, l&#8217;extrême étalement du bassin sémantique de ce terme nous conduit à n&#8217;opter que pour des définitions en situation si la précision terminologique nous importe quelque peu. Autrement dit, c&#8217;est le projet qui nous anime et le contexte où nous nous situons qui en fixera le sens&nbsp;&raquo; (4).</p>
<p>1 &#8211; &laquo;&nbsp;La contribution française à la création d&#8217;une organisation internationale du design après la Seconde Guerre mondiale&nbsp;&raquo;, blog Design et Histoires, août 2009.</p>
<p>2 &#8211; Réunion constitutive à Paris les 13 et 14 avril 1956, établissant Jacques Viénot comme fondateur du Comité de liaison à l&#8217;origine de l&#8217;Icsid, Peter Muller-Munk comme président, Misha Black comme vice-président, Pierre Vago comme secrétaire général et Robert Delevoy comme trésorier.</p>
<p>3 &#8211; Extrait de l&#8217;allocution de Thomas Maldonado, président du collège rectoral d&#8217;Ulm, cité par Jocelyn de Noblet dans son ouvrage Design, éd. Stock &#8211; Chêne, 1974, p. 10-11.</p>
<p>4 &#8211; &laquo;&nbsp;Entretien, Alain Findeli, Université de Montréal, Les perspectives de la recherche en design&nbsp;&raquo;, Mode de Recherche n°1, Janvier 2004; p. 7.</p>
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	<item>
		<title>Par : maupado</title>
		<link>http://www.larevuedudesign.com/2010/11/11/rhetorique-de-l%e2%80%99inclassable/#comment-3384</link>
		<dc:creator>maupado</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Nov 2010 17:56:43 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.larevuedudesign.com/?p=7658#comment-3384</guid>
		<description>On devrait pouvoir dire que l&#039;architecte est un designer comme un autre, avec ses outils. Ce n&#039;est pas lui qui fait la ville, c&#039;est l&#039;urbaniste, lui ne fait que des bâtiments comme on l&#039;autorise ou comme on le contraint. Dubai n&#039;est pas New York, et les architectes n&#039;y sont pas pour grand chose. 
Si on ne peut pas, en France, parler de design architectural, ce n&#039;est pas un problème sémantique, et les méthodologies communes ou spécifiques n&#039;y sont pour rien. L&#039;Architecte est simplement une appellation contrôlée, une marque régie par un ordre installé par le gouvernement de Vichy. Le mot &quot;Architecte&quot; ne peut être revendiqué que par celui qui peut l&#039;accompagner de sa traine acronymique: DPLG, ou ENSA, éventuellement. 
L&#039;architecte d&#039;intérieur, lui, doit impérativement, sous peine de procès, signifier clairement cette précision. 
L&#039;exercice plein et entier du métier d&#039;Architecte n&#039;est pas une affaire de compétence, mais de qualification. 
Sans avoir besoin de connaître de mauvais architectes, on sait qu&#039;ils existent, puisque ils sont seuls à pouvoir commettre de l&#039;architecture, bonne ou mauvaise. Et ils ne se privent ni de l&#039;une, ni, c&#039;est pour tout un chacun une évidence, de l&#039;autre.
Une suggestion, pardon, un rêve: 
Dissolution de l&#039;Ordre des Architectes, dérégulation du droit à soumettre un projet de construction, quelle qu&#039;il soit, institution généralisée de commissions des sites chargées de valider les projets. Les membres en seraient élus au niveau local pour une courte période et en aucun manière rééligibles. 
Et alors seulement, quand Dieu aura reconnu les siens, les querelles sémantiques auront un sens.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>On devrait pouvoir dire que l&#8217;architecte est un designer comme un autre, avec ses outils. Ce n&#8217;est pas lui qui fait la ville, c&#8217;est l&#8217;urbaniste, lui ne fait que des bâtiments comme on l&#8217;autorise ou comme on le contraint. Dubai n&#8217;est pas New York, et les architectes n&#8217;y sont pas pour grand chose.<br />
Si on ne peut pas, en France, parler de design architectural, ce n&#8217;est pas un problème sémantique, et les méthodologies communes ou spécifiques n&#8217;y sont pour rien. L&#8217;Architecte est simplement une appellation contrôlée, une marque régie par un ordre installé par le gouvernement de Vichy. Le mot &laquo;&nbsp;Architecte&nbsp;&raquo; ne peut être revendiqué que par celui qui peut l&#8217;accompagner de sa traine acronymique: DPLG, ou ENSA, éventuellement.<br />
L&#8217;architecte d&#8217;intérieur, lui, doit impérativement, sous peine de procès, signifier clairement cette précision.<br />
L&#8217;exercice plein et entier du métier d&#8217;Architecte n&#8217;est pas une affaire de compétence, mais de qualification.<br />
Sans avoir besoin de connaître de mauvais architectes, on sait qu&#8217;ils existent, puisque ils sont seuls à pouvoir commettre de l&#8217;architecture, bonne ou mauvaise. Et ils ne se privent ni de l&#8217;une, ni, c&#8217;est pour tout un chacun une évidence, de l&#8217;autre.<br />
Une suggestion, pardon, un rêve:<br />
Dissolution de l&#8217;Ordre des Architectes, dérégulation du droit à soumettre un projet de construction, quelle qu&#8217;il soit, institution généralisée de commissions des sites chargées de valider les projets. Les membres en seraient élus au niveau local pour une courte période et en aucun manière rééligibles.<br />
Et alors seulement, quand Dieu aura reconnu les siens, les querelles sémantiques auront un sens.</p>
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	<item>
		<title>Par : Oilivier</title>
		<link>http://www.larevuedudesign.com/2010/11/11/rhetorique-de-l%e2%80%99inclassable/#comment-3355</link>
		<dc:creator>Oilivier</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Nov 2010 09:19:58 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.larevuedudesign.com/?p=7658#comment-3355</guid>
		<description>Tout le monde peut écrire sur sa carte de visite &quot;Architecte&quot;? Tout le monde peut signer des plans en tant qu&#039;architecte?
L&#039;ordre des architectes à engagé des procédures pour interdire le terme &quot;architecte d&#039;intérieur&quot;. Et les a perdues.
Une association privée, non agrée, de profs à longtemps  fait croire ( illégalement) aux étudiants qu&#039;ils ne pouvaient pas pratiquer le métier d&#039;architecte d&#039;intérieur sans leur payer une cotisation!

Il ne s&#039;agit pas seulement de &quot;rhétorique verbale&quot;. Il y a aussi de la violence. Et le design a été un espace de liberté pour résister à cette violence. Et c&#039;est cette liberté qu&#039;il est en train de perdre.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Tout le monde peut écrire sur sa carte de visite &laquo;&nbsp;Architecte&nbsp;&raquo;? Tout le monde peut signer des plans en tant qu&#8217;architecte?<br />
L&#8217;ordre des architectes à engagé des procédures pour interdire le terme &laquo;&nbsp;architecte d&#8217;intérieur&nbsp;&raquo;. Et les a perdues.<br />
Une association privée, non agrée, de profs à longtemps  fait croire ( illégalement) aux étudiants qu&#8217;ils ne pouvaient pas pratiquer le métier d&#8217;architecte d&#8217;intérieur sans leur payer une cotisation!</p>
<p>Il ne s&#8217;agit pas seulement de &laquo;&nbsp;rhétorique verbale&nbsp;&raquo;. Il y a aussi de la violence. Et le design a été un espace de liberté pour résister à cette violence. Et c&#8217;est cette liberté qu&#8217;il est en train de perdre.</p>
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