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	<title>Commentaires sur : Utopie et cuisson</title>
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	<description>Regards sur le design contemporain</description>
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		<title>Par : Jesse</title>
		<link>https://www.larevuedudesign.com/2011/10/11/utopie-et-cuisson/#comment-4734</link>
		<dc:creator>Jesse</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Oct 2011 15:07:27 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.larevuedudesign.com/?p=11329#comment-4734</guid>
		<description>Un peu déçu par votre article, qui bascule en effet de l&#039;utopie idéologique vers la prospective technologique.
Si on parle d&#039;utopie, je préfèrerais qu&#039;on s&#039;en tienne au sens rabelaisien: une société parfaite. Parler d&#039;utopie sans parler d&#039;organisation du travail me parait donc complètement hors-sujet. En ce sens, vous avez raison, Morris a ouvert la voie et on peut également remercier Gaetano Pesce, ou encore Victor Papanek.
Par contre, je balaierais d&#039;un revers de la main vos exemples technophiles car ils n&#039;envisagent aucune amélioration de l&#039;humain, seulement des outils plus simples et plus performants (ou alors, il faudrait aller encore plus loin qu&#039;Asimov et nous expliquer de quoi seront fait les revenus des humains quand les robots/objets feront tout à notre place)
D&#039;un autre côté, force est de constater qu&#039;avec l&#039;avènement de l&#039;individualisme, l&#039;utopie a beaucoup perdu de sa force aujourd&#039;hui. Comme le rappelle à juste titre J. Le Boeuf, les dernières prises de positions de designer un tant soit peu &quot;révolutionnaires&quot; nous viennent de P. Starck (mais qui est plus un punk cynique qu&#039;un utopiste).
Pourtant, si on cherche aujourd&#039;hui où est l&#039;utopie dans le design, je pense qu&#039;on peut en trouver encore, à condition de ne considérer que ceux qui imaginent une société meilleure humainement. Je vois donc plus d&#039;utopie dans le travail des 5.5 sur le DoItYourself ou dans le travail des gentils geek qui nous mettent à disposition du Linux gratuit que dans la vision de Jobs-Apple qui nous a vendu du loisir à profusion. Malheureusement, je n&#039;ai certainement pas assez de culture pour bien en parler, mais cela m&#039;intéresserait énormément d&#039;en savoir plus (c&#039;est bien pour ça que j&#039;ai foncé lire votre article).
Et finalement, en attendant de trouver l’échappatoire à la dialectique Production-Consommation, nous (les designers) pouvons déjà chercher à mettre un maximum d&#039;humain dans notre relation à ceux qui produisent, car en effet, cela réduit énormément à la cuisson...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Un peu déçu par votre article, qui bascule en effet de l&#8217;utopie idéologique vers la prospective technologique.<br />
Si on parle d&#8217;utopie, je préfèrerais qu&#8217;on s&#8217;en tienne au sens rabelaisien: une société parfaite. Parler d&#8217;utopie sans parler d&#8217;organisation du travail me parait donc complètement hors-sujet. En ce sens, vous avez raison, Morris a ouvert la voie et on peut également remercier Gaetano Pesce, ou encore Victor Papanek.<br />
Par contre, je balaierais d&#8217;un revers de la main vos exemples technophiles car ils n&#8217;envisagent aucune amélioration de l&#8217;humain, seulement des outils plus simples et plus performants (ou alors, il faudrait aller encore plus loin qu&#8217;Asimov et nous expliquer de quoi seront fait les revenus des humains quand les robots/objets feront tout à notre place)<br />
D&#8217;un autre côté, force est de constater qu&#8217;avec l&#8217;avènement de l&#8217;individualisme, l&#8217;utopie a beaucoup perdu de sa force aujourd&#8217;hui. Comme le rappelle à juste titre J. Le Boeuf, les dernières prises de positions de designer un tant soit peu &laquo;&nbsp;révolutionnaires&nbsp;&raquo; nous viennent de P. Starck (mais qui est plus un punk cynique qu&#8217;un utopiste).<br />
Pourtant, si on cherche aujourd&#8217;hui où est l&#8217;utopie dans le design, je pense qu&#8217;on peut en trouver encore, à condition de ne considérer que ceux qui imaginent une société meilleure humainement. Je vois donc plus d&#8217;utopie dans le travail des 5.5 sur le DoItYourself ou dans le travail des gentils geek qui nous mettent à disposition du Linux gratuit que dans la vision de Jobs-Apple qui nous a vendu du loisir à profusion. Malheureusement, je n&#8217;ai certainement pas assez de culture pour bien en parler, mais cela m&#8217;intéresserait énormément d&#8217;en savoir plus (c&#8217;est bien pour ça que j&#8217;ai foncé lire votre article).<br />
Et finalement, en attendant de trouver l’échappatoire à la dialectique Production-Consommation, nous (les designers) pouvons déjà chercher à mettre un maximum d&#8217;humain dans notre relation à ceux qui produisent, car en effet, cela réduit énormément à la cuisson&#8230;</p>
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		<title>Par : Jocelyne Le Boeuf</title>
		<link>https://www.larevuedudesign.com/2011/10/11/utopie-et-cuisson/#comment-4732</link>
		<dc:creator>Jocelyne Le Boeuf</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Oct 2011 08:29:20 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.larevuedudesign.com/?p=11329#comment-4732</guid>
		<description>Bonjour Clément,

Ton article m&#039;a rappelé une publication du VIA, &quot;Design et Utopies&quot;, Industries françaises de l&#039;ameublement, les Villages 2000. S&#039;y trouve en particulier un article de Christine Colin, &quot;bonne marchandise&quot; Good Goods ou l&#039;utopie en 8 T-shirts&quot;. L&#039;auteur rappelle le contexte du  lancement du catalogue &quot;Good Goods&quot; - sélection de produits par Philippe Starck pour la filiale du groupe Pinault-Printemps-Redoute&quot; (1998). Elle en parle comme d&#039;un &quot;ultime coup de chapeau avant l&#039;an 2000, au lieu &quot;qui n&#039;est pas&quot;... après avoir évoqué les critiques suscitées par le discours de Starck qui n&#039;ont pas manqué de souligner l&#039;ambivalence entre civisme et &quot;autopromotion de ses propres produits&quot;.
Un petit passage intéressant sur l&#039;utopie et les &quot;political T-shirts&quot; du &quot;God is dangerous&quot; à &quot;We are God&quot;:
&quot;Cette succession de phrases et tout particulièrement le passage de l&#039;introduction, &quot;God is dangerous&quot; (Dieu est dangereux), à la conclusion, &quot;We are God&quot; (nous sommes Dieu), invitent irrésitiblement à ces exercices de logique énervante que les philosophes affectionnent. Du genre : Si &quot;God is dangerous&quot; et si &quot;We are God&quot;, alors &quot;We are dangerous&quot;. Elle invite également à ces associations d&#039;idées que la psychanalyse nous dit révélatrices. Du genre, si le choix de l&#039;anglais est ici réservé à Dieu (God), n&#039;est-ce pas pour tirer partie de cette extraordinaire proximité que lui réserve la langue anglaise avec la marchandise (Good). Et poussant plus loin cette superbe allitération qui identifie &quot;Good&quot;, la marchandise et &quot;Good&quot; (bon) dans le titre même catalogue, il s&#039;en faut d&#039;une lettre pour identifier &quot;Good&quot; à &quot;God&quot;. Il s&#039;en faut également d&#039;une lettre pour que tout s&#039;inverse : de &quot;Good Gods&quot; à &quot;Good is dangerous&quot;. Et de &quot;We are God&quot; à &quot;We are Good&quot;(...)&quot;

Il y a également dans cette même publication un article de Thierry Chabanne qui analyse certaines formes de l&#039;utopie dans certains des textes fondateurs des mouvements modernes.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour Clément,</p>
<p>Ton article m&#8217;a rappelé une publication du VIA, &laquo;&nbsp;Design et Utopies&nbsp;&raquo;, Industries françaises de l&#8217;ameublement, les Villages 2000. S&#8217;y trouve en particulier un article de Christine Colin, &laquo;&nbsp;bonne marchandise&nbsp;&raquo; Good Goods ou l&#8217;utopie en 8 T-shirts&nbsp;&raquo;. L&#8217;auteur rappelle le contexte du  lancement du catalogue &laquo;&nbsp;Good Goods&nbsp;&raquo; &#8211; sélection de produits par Philippe Starck pour la filiale du groupe Pinault-Printemps-Redoute&nbsp;&raquo; (1998). Elle en parle comme d&#8217;un &laquo;&nbsp;ultime coup de chapeau avant l&#8217;an 2000, au lieu &laquo;&nbsp;qui n&#8217;est pas&nbsp;&raquo;&#8230; après avoir évoqué les critiques suscitées par le discours de Starck qui n&#8217;ont pas manqué de souligner l&#8217;ambivalence entre civisme et &laquo;&nbsp;autopromotion de ses propres produits&nbsp;&raquo;.<br />
Un petit passage intéressant sur l&#8217;utopie et les &laquo;&nbsp;political T-shirts&nbsp;&raquo; du &laquo;&nbsp;God is dangerous&nbsp;&raquo; à &laquo;&nbsp;We are God&nbsp;&raquo;:<br />
&laquo;&nbsp;Cette succession de phrases et tout particulièrement le passage de l&#8217;introduction, &laquo;&nbsp;God is dangerous&nbsp;&raquo; (Dieu est dangereux), à la conclusion, &laquo;&nbsp;We are God&nbsp;&raquo; (nous sommes Dieu), invitent irrésitiblement à ces exercices de logique énervante que les philosophes affectionnent. Du genre : Si &laquo;&nbsp;God is dangerous&nbsp;&raquo; et si &laquo;&nbsp;We are God&nbsp;&raquo;, alors &laquo;&nbsp;We are dangerous&nbsp;&raquo;. Elle invite également à ces associations d&#8217;idées que la psychanalyse nous dit révélatrices. Du genre, si le choix de l&#8217;anglais est ici réservé à Dieu (God), n&#8217;est-ce pas pour tirer partie de cette extraordinaire proximité que lui réserve la langue anglaise avec la marchandise (Good). Et poussant plus loin cette superbe allitération qui identifie &laquo;&nbsp;Good&nbsp;&raquo;, la marchandise et &laquo;&nbsp;Good&nbsp;&raquo; (bon) dans le titre même catalogue, il s&#8217;en faut d&#8217;une lettre pour identifier &laquo;&nbsp;Good&nbsp;&raquo; à &laquo;&nbsp;God&nbsp;&raquo;. Il s&#8217;en faut également d&#8217;une lettre pour que tout s&#8217;inverse : de &laquo;&nbsp;Good Gods&nbsp;&raquo; à &laquo;&nbsp;Good is dangerous&nbsp;&raquo;. Et de &laquo;&nbsp;We are God&nbsp;&raquo; à &laquo;&nbsp;We are Good&nbsp;&raquo;(&#8230;)&nbsp;&raquo;</p>
<p>Il y a également dans cette même publication un article de Thierry Chabanne qui analyse certaines formes de l&#8217;utopie dans certains des textes fondateurs des mouvements modernes.</p>
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