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	<title>La Revue du Design &#187; Résultats de recherche  &#187;  Elodie+PALASSE</title>
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	<description>Regards sur le design contemporain</description>
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		<title>Marc Brétillot, Marion Chatel-Chaix: en coulisses à Boisbuchet</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Dec 2011 02:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Revue du Design</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUS]]></category>
		<category><![CDATA[ANALYSES ET REGARDS]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Elodie Palasse-Leroux. A Boisbuchet, domaine méridional d&#8217;Alexander von Vegesack (directeur et cofondateur du Vitra Design Museum), la saison estivale accueille au sein de ses 150 hectares designers et architectes renommés venus dispenser des ateliers, fréquentés par des participants accourus du monde entier. La designer textile Marion Chatel-Chaix, carnet en main, nous a ouvert les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par <a href="http://www.sleekdesign.fr/" target="_blank">Elodie Palasse-Leroux</a>.</em></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-11905" title="Marion Chatel-Chaix Boisbuchet" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/12/Marion-Chatel-Chaix-Boisbuchet.jpg" alt="" width="499" height="280" /></p>
<p>A Boisbuchet, domaine méridional d&#8217;Alexander von Vegesack (directeur et cofondateur du Vitra Design Museum), la saison estivale accueille au sein de ses 150 hectares designers et architectes renommés venus dispenser des ateliers, fréquentés par des participants accourus du monde entier. La designer textile Marion Chatel-Chaix, carnet en main, nous a ouvert les coulisses d&#8217;une semaine d&#8217;immersion auprès de Marc Brétillot.<span id="more-11901"></span></p>
<p>Marquée par sa participation, au cours de l&#8217;été 2010, à un atelier avec les designers de <a href="http://www.big-game.ch/" target="_blank">Big Game</a>, la designer textile <a href="http://www.marionchatel.com/fr/" target="_blank">Marion Chatel-Chaix</a> a décidé de réitérer l&#8217;expérience l&#8217;année suivante – en dépit des mises en garde de ses amis.</p>
<p>« Boisbuchet est un petit cadeau que tu ouvres, que tu découvres, et que tu refermes, sans que l’effet puisse se reproduire plusieurs fois, » l&#8217;a prévenue Antonio Arico. Elle opte cette fois, « choix de gourmande, » pour la semaine de <em>workshop </em>menée par le designer culinaire <a href="http://www.marcbretillot.com/index_2.html" target="_blank">Marc Brétillot</a>.</p>
<p>Seuls deux autres français se sont inscrits, les cinq autres participants sont venus de beaucoup plus loin (on parle exclusivement l&#8217;anglais à Boisbuchet) pour explorer avec le chantre du design culinaire, qui enseigne la discipline auprès de l&#8217;ESAD de Reims, le thème « Nature et chocolat ».</p>
<p>Premier jour: la chaleur harassante, ennemie du stock de dix-huit kilos de chocolat qui fournit la matière première au <em>workshop</em>, inquiète Marc Brétillot. On procède au brief, les outils sont distribués, les consignes de sécurité et de rangement énumérées.</p>
<p><em>«Everything is possible. Come to us with your ideas, explain what you want, and we realize them as close as we can as you imagined them»</em>. «Merveilleux», pense Marion Chatel-Chaix, «un lieu où aucune idée n’est impossible. Où l’on ne vous regardera jamais avec des yeux ronds comme des soucoupes si vous voulez tourner des carottes, meuler des courgettes, ou poncer des pommes de terre!».</p>
<h3>« Le goût est une image »</h3>
<p>Marc Brétillot donne à ses « disciples » attentifs sa définition du designer culinaire: quelqu’un qui a une vision d’ensemble de la chaîne agroalimentaire, qui peut intervenir sur les différentes étapes de la filière. « Le goût est une image. Une superposition de la vue (on commence par la perception visuelle de ce que l’on va goûter, évocatrice de souvenirs, de familier, d’inconnu&#8230;), du toucher (contact avec la main, puis le toucher avec les dents et la langue), et du goût (le mélange des saveurs, qui n’est autre qu’une culture qui se construit par les souvenirs). »</p>
<p>Viennent enfin quelques secrets &amp; tournemains: pour avoir un chocolat qui cristallise bien (et craque quand on le casse), ne pas voir se former de traces blanches après séchage, il faut d’abord monter à une température autour de 50°C, puis redescendre à 27°C, avant de remonter tout en maintenant la température à 32°C. Les pistoles de diverses variétés sont dûment goûtées.</p>
<p>« Prendre le temps de les définir, de se rincer la bouche entre chaque avec un verre d’eau. Normalement, les «goûteurs professionnels» font ça dans des endroits neutres: pièce blanche, température moyenne, sans bruit. Nous avons les fesses dans l’herbe, nous entendons le bruit de la rivière, et surtout&#8230; il fait 40 degrés! Marc Brétillot a choisi ce thème pour le workshop, car c’est un matériau très technique à travailler, et il trouve intéressant d’en imaginer des scénarios de dégustation dans un endroit simple, brut, et naturel. En contraste avec cette matière habituellement travaillée dans des environnements très adaptés à ses contraintes et exigences. »</p>
<p>«Fruités», «boisé», «terreux», «rond en bouche», «salé», «iodé», «masculin», les élèves élaborent des portraits chinois des 6 chocolats, imaginant des associations de couleurs, et, plus surprenant, de films. « Cela nous aidera ensuite à imaginer nos premières ébauches de scénarii sur 2 chocolats de nos choix. Le premier chocolat, qui explose en bouche, avec des parfums de fruits des bois, m’amène à imaginer une histoire de conte de fées dans le royaume de Boisbuchet, où les baies seraient en chocolat, et en explosant en bouche rendraient le prince amoureux de la princesse! ». La designer « à sensibilité textile » est à Boisbuchet dans un élément à la mesure de sa fantaisie.</p>
<p>L&#8217;idée de façonner des perles de chocolat à déguster dans les moules géantes du lac est abandonnée au profit du moulage du chocolat dans l’eau glacée, «comme la matérialisation des bulles que l’on peut voir sur les photos de plongeons prises sous l’eau.» Deux boîtes sont construites pour faire fondre le chocolat et maintenir les casseroles au chaud, au moyen d’une ampoule à filament et d’un variateur. «C’est suffisant pour que le chocolat reste liquide, sans une chaleur trop forte qui le ferait cuire. Cette technique est plus appropriée que le traditionnel bain-marie. Le chocolat est hydrophobe, et la vapeur d’eau, en retombant, risquerait de mêler des gouttelettes d’eau au chocolat.»</p>
<p>Moulages, enrobages, coulages&#8230; La nature environnante a été mise à contribution: tomates, glands, fleurs de courgettes, menthe sauvage, champignons vénéneux, galets géants, poire, écorces, branches, ronces, mûres se voient acoquinés au chocolat.</p>
<p>Ses premières tentatives laissent Marion déconfite: « Les essais de solidifications dans un bac d’eau glacée ne rendent pas du tout l’effet que j’imaginais. Je pensais obtenir la matérialisation d’un plongeon, alors que le visuel reste plus proche de filaments que l’on peut simplement essayer de manier comme une écriture en 3 dimensions. »</p>
<p>Elle confie son désarroi à Marc Brétillot, qui, fidèle à sa façon de penser en dehors du cadre, évoque alors «le travail d’une artiste qui urine dans la neige: les formes en creux pourraient devenir des moules. L&#8217;idée d&#8217;utiliser la glace comme matériau de moulage se précise. J’utilise un glaçon déjà fait hier par Marc pour commencer mes expériences. Me voilà, perceuse en mains, à forer un glaçon géant! Je n’obtiens avec cette technique que des formes très régulières. Pour obtenir des formes plus organiques, j’essaie de faire couler de l’eau chaude dans ces tubes, en l’expulsant directement avec le pistolet à air comprimé pour ne pas qu’elle se re-solidifie directement au contact de la glace.»</p>
<h3>« Jouer avec la patience, la gourmandise et le cycle des éléments&#8230; »</h3>
<p>Nouvel échec relatif, qui conduit la designer à tester un nouveau script: «Utiliser les bulles de la glace comme moule, au moment où l’eau n’est pas encore complètement solidifiée. Je créé donc un scénario autour de ça: toujours autour de l’eau, je décide que je poserai mes cubes géants au bord de la rivière, à côté du moulin, où il y a quelques petits tabourets en béton, installés à quelques pas du bord. Il faudra attendre que la glace fonde au goutte-à-goutte dans la rivière pour découvrir le chocolat et pouvoir le manger les pieds dans l’eau. Jouer avec la patience, la gourmandise et le cycle des éléments&#8230;»</p>
<p>Une collection de larges bacs et seaux en plastique sont emplis d’eau et glissés dans les congélateurs d’Alexander Von Vegesack, propriétaire compatissant du domaine. La chaleur précipite en un clin d&#8217;œil le premier essai dans l&#8217;eau du lac. Puis&#8230; «Enfin, les bulles me semblent intéressantes, je peux recommence à percer la glace, pour faire sortir l’eau, et mouler le chocolat à la place. À la manière des œufs de Pâques, je ne créé pas un bloc de chocolat dans le moule mais vide le surplus pour créer une coque, qui pourra être cassée et mangée. Il faut aller très vite, pour ne pas que mes moules éphémères ne fondent! Et pour un matériau hydrophobe, qui ne doit normalement pas toucher l’eau et que l’on coule chaud, j’ai choisi le meilleur des moules! L’un des moulages ne prend pas, le chocolat se tasse et se solidifie dans le fond. Marc me propose de combler le reste de la bulle avec une gelée. Le moule retourne au congélateur pendant que je vais cueillir de la menthe sauvage pour en faire une infusion avant de la faire prendre en gelée.»</p>
<p>Tandis que Marion Chatel-Chaix s&#8217;évertue à percer des ouvertures tubulaires dans un bloc de glace au moyen d&#8217;un fer à chaleur, espérant les emplir de chocolat pour former des sucettes, Marc Brétillot créé une sucette en fils en chocolat. L&#8217;audace s&#8217;est emparée du petit groupe, les expériences les plus diverses sont tentées: tranches de champignon de Paris piquées sur le bâton, feuilles de menthe, poivre, sel, gingembre&#8230; « Belle trouvaille en guise de goûter! Nous décidons d’en faire une performance collective le lendemain, pour le dessert du dernier soir. Nous partons donc illico remettre des seaux d’eau dans le congélateur, nos futurs « plans de travail » glacés. Nous proposerons quatre goûts au menu: champignon, sel/gingembre, menthe, et poivre. »</p>
<p>Le dernier jour de l&#8217;atelier arrive. Une fois la pluie calmée, un parcours fléché «Iced Chocolate» est organisé, qui mène les curieux jusqu&#8217;au moulin. «Je démoule et je mets en place les glaçons géants sur les tabourets et au milieu des rochers de la rivière. Les visiteurs arrivent. Le chocolat est encore prisonnier des glaces. Je passe l’après-midi les pieds dans l’eau à regarder la glace fondre, goutte-à-goutte&#8230;» La pluie vient presque déjouer ses plans, mais la designer demeure pieds dans l&#8217;eau du lac, à attendre qu&#8217;enfin paraissent les grosses bulles de chocolat.</p>
<p>Le mot de la fin, Marion Chatel-Chaix l&#8217;offre à Marc Brétillot: « Il nous a beaucoup observés au cours des journées passées à nos côtés, et a élaboré lui-même les textes accompagnant chaque projet. » Des bulles de chocolat, baptisées « Hibernatus » le maître écrit:<em> « Remontant les temps immémoriaux, enfermée dans la glace, la forme géologique se dévoile au mangeur patient. Autre temps, autre temporalité. La gangue glacée qui enferme la cabosse fond lentement et retourne au court d’eau illustrant le cycle immuable des éléments. »</em></p>
<p><em>(Propos recueillis par <a href="http://www.sleekdesign.fr/" target="_blank">Elodie Palasse-Leroux</a>, photographies <a href="http://www.marionchatel.com/fr/" target="_blank">Marion Chatel-Chaix</a>)</em></p>
<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/28377480" width="500" height="375" frameborder="0" webkitAllowFullScreen mozallowfullscreen allowFullScreen></iframe></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-11906" title="Marion Chatel-Chaix Boisbuchet divers" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/12/Marion-Chatel-Chaix-Boisbuchet-divers.jpg" alt="" width="499" height="341" /></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-11907" title="Marion Chatel-Chaix Boisbuchet filaments Bretillot" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/12/Marion-Chatel-Chaix-Boisbuchet-filaments-Bretillot.jpg" alt="" width="499" height="374" /></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-11908" title="Marion Chatel-Chaix Boisbuchet glaçons" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/12/Marion-Chatel-Chaix-Boisbuchet-glaçons.jpg" alt="" width="499" height="345" /></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-11909" title="Marion Chatel-Chaix Boisbuchet gouts" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/12/Marion-Chatel-Chaix-Boisbuchet-gouts.jpg" alt="" width="499" height="374" /></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-11910" title="Marion Chatel-Chaix Boisbuchet Hibernatus" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/12/Marion-Chatel-Chaix-Boisbuchet-Hibernatus.jpg" alt="" width="499" height="374" /></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-11911" title="Marion Chatel-Chaix Boisbuchet Hibernatus 2" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/12/Marion-Chatel-Chaix-Boisbuchet-Hibernatus-2.jpg" alt="" width="499" height="374" /></p>
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		<item>
		<title>Tech &amp; Design: Bajard et Beyrand pour la Manufacture des Rigoles</title>
		<link>http://www.larevuedudesign.com/2011/03/04/tech-design-bajard-et-beyrand-pour-la-manufacture-des-rigoles/</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Mar 2011 02:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Revue du Design</dc:creator>
				<category><![CDATA[ANALYSES ET REGARDS]]></category>
		<category><![CDATA[Expos, salons, musées]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Elodie Palasse-Leroux. Le vrai luxe, c&#8217;est celui qui nécessite un savoir-faire hors pair, de longues heures de travail pour s&#8217;offrir enfin aux regards dans toute sa trompeuse simplicité. Sous l&#8217;égide du R3iLab, la designer Félicie Bajard s&#8217;est associée à Beyrand, spécialiste mondialement connu de la chromie sur porcelaine et sur cuir: deux matières nobles pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par <a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Elodie+Palasse-Leroux" target="_self">Elodie Palasse-Leroux</a>.</em></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9267" title="Tech &amp; Design: Bajard et Beyrand pour la Manufacture des Rigoles" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Felicie-Bajard-Beyrand-manufacture-des-rigoles-Exposition-Tech-Design-R3iLab-02.jpg" alt="" width="420" height="280" /></p>
<p>Le vrai luxe, c&#8217;est celui qui nécessite un savoir-faire hors pair, de longues heures de travail pour s&#8217;offrir enfin aux regards dans toute sa trompeuse simplicité. Sous l&#8217;égide du R3iLab, la designer Félicie Bajard s&#8217;est associée à Beyrand, spécialiste mondialement connu de la chromie sur porcelaine et sur cuir: deux matières nobles pour une ligne d&#8217;exception, actuelle, autour de l&#8217;univers du thé.</p>
<p>Une délicate parenthèse qui clôt <a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=tech+design+Elodie+Palasse+Leroux">la série d&#8217;entrevues</a> avec les binômes du programme Tech &amp; Design.<span id="more-9264"></span></p>
<p><strong>Du positionnement sur cuir au positionnement “marché”</strong></p>
<p><em>Thé sur l&#8217;herbe (“L&#8217;objet d&#8217;exception: un carquois de cuir qui découvre tasses et thermos”), Thé entre amis</em> (un coffret “cadeau” de deux tasses) et <em>Thé au marché</em> (le cabas de cuir au bijou de porcelaine, lui aussi décoré de l&#8217;inouï motif placé) sont des produits de luxe à l&#8217;esprit nomade, nés de la collaboration entre la designer Félicie Bajard et <a href="http://www.beyrand.fr/" target="_blank">Beyrand, “imprimeur céramique”</a> (depuis 1926) pour le bénéfice d&#8217;Hermès, de Wedgwood, de Bernardaud, ou de Louis Vuitton.</p>
<p>Cette dernière référence vient en point commun aux deux intéressés: Félicie Bajard a fourbi pendant quatre ans ses armes auprès du malletier, en tant que designer produit. L&#8217;expérience lui a permis s&#8217;affirmer sa maîtrise du placement-positionnement sur cuir, qu&#8217;elle exerce depuis 2008 pour sa propre marque, la <a href="http://manufacturedesrigoles.com/" target="_blank">Manufacture des Rigoles.</a></p>
<p>Pierre Beyrand et Félicie Bajard s&#8217;étaient déjà rencontrés, à l&#8217;initiative du Centre Technique du Cuir. Beyrand, entreprise labellisée “Entreprise du Patrimoine Vivant” en 2008, était à la recherche d&#8217;un sérigraphe sur cuir (activité récemment ajoutée à son art par l&#8217;industriel, basé à Limoges). La designer venait de se voir décerner par le CTC une aide au développement des jeunes entreprises. Le rapprochement était évident, et la collaboration concrétisée dans le cadre du R3iLab, à l&#8217;instigation de Pierre Beyrand.</p>
<p>En dépit de leur connaissance aguerrie des savoir-faire mis en œuvre, industriel et designer ont au départ “<em>tâtonné: il fallait cerner le marché, explorer diverses pistes, déterminer les questions de coûts, évaluer le temps qu&#8217;il faudrait pour développer le projet</em>”.</p>
<p>Avec l&#8217;aide d&#8217;<a href="http://www.larevuedudesign.com/2011/02/21/3ilab-tech-design-rencontre-avec-isabelle-de-bussac/" target="_blank">Isabelle de Bussac</a>, Pierre Beyrand et Félicie Bajard balisent le champ d&#8217;action: “<em>On pouvait imaginer une ligne avec des complémentarités, ou des déclinaisons. Pour des marques spécialisées dans l&#8217;épicerie de luxe, comme Hédiard, Fauchon, La Grande Epicerie, une version calquée sur leur identité visuelle. Et, bien évidemment, réfléchir au moyen de réaliser une version plus abordable, plus grand public, car les matières utilisées, exceptionnelles, induisent aussi un prix de vente élevé. Le petit kit</em> Thé entre amis<em> donne un début de réponse</em>.”</p>
<h3>Entre designer et industriel, “une éducation partagée”</h3>
<p>“<em>On n&#8217;imagine pas, devant le produit fini, les difficultés techniques qu&#8217;il faut dompter</em>.” Félicie Bajard évoque le processus semé d&#8217;embûches.<br />
“<em>Le cuir est une matière en 2D, la porcelaine en 3D: faire courir un même motif, en continu, sur les deux matières juxtaposées n&#8217;était pas chose aisée. Sur cuir, la couleur peut être altérée après application du vernis. C&#8217;est la cuisson qui révèle totalement celle qu&#8217;on applique à la porcelaine. On imagine donc qu&#8217;obtenir un résultat parfaitement identique, à la fois en termes de placement et de ton, se révèle une véritable prouesse</em>!”.</p>
<p>Pierre Beyrand acquiesce: “<em>ajuster parfaitement la teinte des chromos aux matières utilisées par Félicie, le cuir et la porcelaine, constituait un vrai défi industriel, passionnant à résoudre</em>”.</p>
<p>En effet, le résultat final ne dévoile rien des accidents de parcours ni du degré de difficulté de l&#8217;exercice. Fluide, le délicat motif s&#8217;étend en étoile sur le fourreau de cuir et la tasse de porcelaine fine qu&#8217;il gaine avec précision. Les tons bleu canard et argent viennent rehausser le cuir bleu camée, tandis que le cuir taupe affiche des lignes d&#8217;un brun chaud, associé au doré -la sérigraphie de métaux précieux, un des talents très recherchés de Beyrand. L&#8217;aspect est précieux, mais dénué de préciosité.</p>
<p>“<em>J&#8217;imaginais une véritable dentelle, pas d&#8217;aplat: étoiles, fleurettes et points, pour laisser apparaître la matière</em>”. Félicie Bajard a sélectionné un cuir d&#8217;exception: “<em>il y a beaucoup de chutes, le rectangle de sérigraphie doit être apposé dans le centre de la peau – les flancs sont plus distendus, grainés</em>”.</p>
<p>En attendant de voir la ligne se développer commercialement, Félicie Bajard résume joliment l&#8217;exercice auquel le binôme s&#8217;est soumis dans le cadre du programme Tech &amp; Design: “<em>c’est une éducation partagée. On montre les ouvertures du design. L’industriel nous explique ses contraintes. C’est un transfert permanent d’idées techniques</em>.”</p>
<p><em>Elodie Palasse-Leroux, journaliste, est également rédactrice de <a href="http://www.sleekdesign.fr/" target="_blank">Sleek design</a>.</em></p>
<p><strong>&gt;&gt;&gt; Si le sujet vous intéresse, vous pouvez consulter <a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=tech+design+Elodie+Palasse+Leroux">les autres articles</a> que nous avons consacrés à l&#8217;exposition Tech &amp; Design.</strong></p>
<p>–</p>
<p><strong>Quelques images du projet:</strong></p>
<p><strong><img title="Tech &amp; Design: Bajard et Beyrand pour la Manufacture des Rigoles" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Felicie-Bajard-Beyrand-manufacture-des-rigoles-Exposition-Tech-Design-R3iLab-01.jpg" alt="" width="420" height="280" /></strong></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9268" title="Tech &amp; Design: Bajard et Beyrand pour la Manufacture des Rigoles" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Felicie-Bajard-Beyrand-manufacture-des-rigoles-Exposition-Tech-Design-R3iLab-03.jpg" alt="" width="420" height="420" /></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9269" title="Tech &amp; Design: Bajard et Beyrand pour la Manufacture des Rigoles" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Felicie-Bajard-Beyrand-manufacture-des-rigoles-Exposition-Tech-Design-R3iLab-04.jpg" alt="" width="450" height="380" /></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9270" title="Tech &amp; Design: Bajard et Beyrand pour la Manufacture des Rigoles" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Felicie-Bajard-Beyrand-manufacture-des-rigoles-Exposition-Tech-Design-R3iLab-05.jpg" alt="" width="420" height="139" /></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9300" title="Tech &amp; Design: Bajard et Beyrand pour la Manufacture des Rigoles" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/03/Felicie-Bajard-Beyrand-manufacture-des-rigoles-Exposition-Tech-Design-R3iLab-09.jpg" alt="" width="450" height="300" /></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9301" title="Tech &amp; Design: Bajard et Beyrand pour la Manufacture des Rigoles" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/03/Felicie-Bajard-Beyrand-manufacture-des-rigoles-Exposition-Tech-Design-R3iLab-06.jpg" alt="" width="342" height="400" /></p>
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		<title>Mathilde Brétillot explore le monde de l&#8217;enfance pour Collégien</title>
		<link>http://www.larevuedudesign.com/2011/02/28/mathilde-bretillot-explore-le-monde-de-l-enfance-pour-collegien/</link>
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		<pubDate>Mon, 28 Feb 2011 02:00:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Revue du Design</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Expos, salons, musées]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Elodie Palasse-Leroux. En recueillant les propos de la designer Mathilde Brétillot et de Chantal Marie, responsable marketing de Guille/Collégien, on n&#8217;en doute pas: la collaboration s’est averée aussi fructueuse que plaisante. Parmi les exercices imposés par le programme Tech&#38;Design, le travail du binôme formé par le R3iLab est un autre exemple de réussite. Mathilde Brétillot: [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par <a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Elodie+Palasse-Leroux" target="_self">Elodie Palasse-Leroux</a>.</em></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9253" title="Mathilde Bretillot pour Collegien - Exposition Tech &amp; Design - R3iLab" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Mathilde-Bretillot-Collegien-Guille-Exposition-Tech-Design-R3iLab-03-Copie.jpg" alt="" width="288" height="280" /></p>
<p>En recueillant les propos de la designer Mathilde Brétillot et de Chantal Marie, responsable marketing de Guille/Collégien, on n&#8217;en doute pas: la collaboration s’est averée aussi fructueuse que plaisante. Parmi les exercices imposés par le programme Tech&amp;Design, le travail du binôme formé par le R3iLab est un autre exemple de réussite.<span id="more-9251"></span></p>
<h3>Mathilde Brétillot: “prendre le contre-pied au jouet d’éveil”</h3>
<p>Dès sa première visite chez Collégien, non loin de Toulouse, Mathilde Brétillot évalue les contraintes techniques: “Collégien fabrique des tubes de maille, d&#8217;un diamètre maximum de 15cm.</p>
<p>La marque est une spécialiste du chaussant (chaussettes, collants et bas) et plus particulièrement du tricotage circulaire. C&#8217;est à partir de ce savoir-faire spécifique qu&#8217;il fallait décliner la notion d&#8217;innovation immatérielle intrinsèque au projet du R3iLab”. Un défi qui revêt un petit gout d’inédit pour Mathilde Brétillot, pas franchement familière du monde de l’enfance.</p>
<p>Mais pour cette inclassable designer, qui a fourbi ses armes auprès de Starck (Christophe Pillet la classe parmi les supposés “<a href="http://www.amazon.fr/gp/product/images/2906571881/ref=dp_image_0?ie=UTF8&amp;n=301061&amp;s=books" target="_blank">Petits enfants de Starck</a>”) ou de Ross Lovegrove, professant sa philosophie à l’ESAD de Reims ou auprès de ses élèves de l’école Camondo, rien d’impossible.</p>
<p>Plus de 7 millions de chaussettes sortent chaque année de l&#8217;usine de Briatexte, mais le produit-phare de Collégien, c&#8217;est son fameux “chausson-chaussette”: la famille Guille l&#8217;invente en 1947, ayant l’idée d’injecter une semelle en caoutchouc souple sur une chaussette.</p>
<p>En 2006, Collégien relance le produit, remis au goût du jour, avec succès. Le chausson est distribué dans des concept-stores spécialisés dans la décoration et des petits accessoires: Mathilde Brétillot et Chantal Marie décident de profiter du réseau déjà mis en place, et la designer propose donc d&#8217;explorer le monde de l&#8217;enfance, en prenant “le contre-pied au jouet d&#8217;éveil: il y en a toujours trop, c&#8217;est encombrant, peu pratique. Je voulais quelque chose qui soit escamotable et s&#8217;insère complètement dans l&#8217;univers de la maison. Apporter le souple dans la sphère du petit mobilier, avec un côté “maison joyeuse / maison rangée”, grâce aux baluchons qui peuvent s&#8217;emplir de menus objets, se fermer, se transformer en poufs…”</p>
<p>Chantal Marie évoque la deuxième visite de Mathilde Brétillot, “déterminée, visionnaire et efficace: elle est arrivée avec ses croquis sous le bras, elle savait exactement dans quelle direction elle partait. Ravis et séduits, nous avons suggéré quelques modifications en fonction des contraintes techniques, puis les premiers prototypes ont rapidement pris forme.”</p>
<p>Aux tapis Kid Nap et Big Nap, aux paniers Pick Up, Hold Up et Pop Up viennent s&#8217;ajouter d&#8217;étonnantes poupées nommées Zombies, ou Tricks. “Mathilde Brétillot s&#8217;était amusée de nos chaussons pour enfants décorés de petits visages, et a eu l&#8217;idée d&#8217;en faire de petites marionnettes, que les enfants pourraient coordonner à leurs chaussons.” Réalisées à partir des cônes de carton qu&#8217;on trouve au cœur des bobines de fil, une fois évidées, les petites effigies sont une brillante leçon d&#8217;upcycling à elles seules: leur garnissage provient de la “bourre” obtenue en grattant la matière polaire (une étape nécessaire pour obtenir le fini moelleux de cette matière), habituellement jetée.</p>
<h3>“Une attente républicaine dans la mission du designer”</h3>
<p>L&#8217;histoire de Guille fait la fierté de la petite ville de Briatexte, dans le Tarn. Plusieurs générations se sont succédées à la tête de l&#8217;entreprise, qui compte actuellement plus de 200 employés et réalise 40% de son chiffre d&#8217;affaires à l&#8217;export.</p>
<p>“Ni sous-traitance, ni négoce, insiste Chantal Marie. Nous fabriquons tout en France, et resterons fidèles à notre éthique.” A l&#8217;heure actuelle, cela prend des tournures de gageure. “Le fait que ce projet du R3iLab soit soutenu par les pouvoirs publics me semble très significatif: ils sont sensibles à cette philosophie, encouragent cette éthique. On se sent portés, encouragés: c’est important.”</p>
<p>Mathilde Brétillot apprécie elle aussi <a href="http://www.larevuedudesign.com/2011/02/17/r3ilab-tech-design-vers-une-reinvention-industrielle-francaise/" target="_blank">le soutien apporté par le ministère de l&#8217;industrie</a>.</p>
<p>“Cette aide substantielle désenclave le designer et l&#8217;industriel, à un certain degré, des angoisses d&#8217;investissement. Il y a là, finalement, une sorte “d&#8217;attente républicaine”, et l’on se sent en sécurité. Sachant que l&#8217;étude de faisabilité sera réalisée (analyse, réflexion, cela peut parfois prendre jusqu&#8217;à trois ans), on peut relever le challenge avec plus de facilité. C&#8217;est un vrai luxe, une étape cruciale.”</p>
<p>En attendant que soit réalisée cette étude, et dans l&#8217;espoir de trouver un jour ces drôles de petits meubles-jouets en rayon, Collégien distribuera très prochainement une collection de chaussons signée Mathilde Brétillot. “Il s&#8217;agit d&#8217;un échange, entre le designer et l&#8217;industriel. mais il ne faut pas perdre de vue l&#8217;objectif: rendre, en fin de compte, service au consommateur final”.</p>
<p><em><em><em>Elodie Palasse-Leroux, journaliste, est également rédactrice de <a href="http://www.sleekdesign.fr/" target="_blank">Sleek design</a>.</em></em></em></p>
<p><strong>&gt;&gt;&gt; Si le sujet vous intéresse, vous pouvez consulter <a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=tech+design+Elodie+Palasse+Leroux">les autres articles</a> que nous avons consacrés à l&#8217;exposition Tech &amp; Design.</strong></p>
<p>–</p>
<p><strong>Quelques images du projet:</strong></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9260" title="Mathilde Bretillot pour Collegien - Exposition Tech &amp; Design - R3iLab - Photo_IFM_Maison_Objet" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Mathilde-Bretillot-Collegien-Guille-Exposition-Tech-Design-R3iLab-09-photo_IFM_Maison_Objet.jpg" alt="" width="420" height="316" /></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9257" title="Mathilde Bretillot pour Collegien - Exposition Tech &amp; Design - R3iLab" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Mathilde-Bretillot-Collegien-Guille-Exposition-Tech-Design-R3iLab-02.jpg" alt="" width="420" height="420" /></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9254" title="Mathilde Bretillot pour Collegien - Exposition Tech &amp; Design - R3iLab" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Mathilde-Bretillot-Collegien-Guille-Exposition-Tech-Design-R3iLab-01.jpg" alt="" width="420" height="420" /></p>
<p><img title="Mathilde Bretillot pour Collegien - Exposition Tech &amp; Design - R3iLab" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Mathilde-Bretillot-Collegien-Guille-Exposition-Tech-Design-R3iLab-08.jpg" alt="" width="364" height="280" /></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9255" title="Mathilde Bretillot pour Collegien - Exposition Tech &amp; Design - R3iLab" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Mathilde-Bretillot-Collegien-Guille-Exposition-Tech-Design-R3iLab-06.jpg" alt="" width="420" height="280" /></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9258" title="Mathilde Bretillot pour Collegien - Exposition Tech &amp; Design - R3iLab" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Mathilde-Bretillot-Collegien-Guille-Exposition-Tech-Design-R3iLab-07.jpg" alt="" width="293" height="280" /><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-9286" title="De gauche à droite: Nelly Rodi, Chantal Marie et Mathilde Brétillot. Photographie prise lors de la conférence organisée à l’occasion de l’exposition Tech &amp; Design." src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Nelly-Rodi-Chantal-Marie-et-Mathilde-Brétillot.jpg" alt="" width="420" height="280" /></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Sam Baron &amp; Peltex Maison</title>
		<link>http://www.larevuedudesign.com/2011/02/23/sam-baron-peltex-maison/</link>
		<comments>http://www.larevuedudesign.com/2011/02/23/sam-baron-peltex-maison/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 23 Feb 2011 02:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Revue du Design</dc:creator>
				<category><![CDATA[ANALYSES ET REGARDS]]></category>
		<category><![CDATA[Expos, salons, musées]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits et interviews]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Elodie Palasse-Leroux. Une étonnante rencontre entre le designer français et Peltex, spécialiste de la fausse fourrure: Sam Baron évoque la collaboration initiée par le R3iLab et la création de la ligne “Sam Baron pour Peltex Maison”. (cet article fait suite à une présentation générale de l’exposition Tech &#38; Design que nous vous avions présentée il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par <a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Elodie+Palasse-Leroux" target="_self">Elodie Palasse-Leroux</a>.</em></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9227" title="Sam Baron &amp; Peltex Maison - Exposition Tech &amp; Design - R3iLab" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Sam-Baron-Peltex-Maison-Exposition-Tech-Design-R3iLab-01.jpg" alt="" width="450" height="300" /></p>
<p>Une étonnante rencontre entre le designer français et Peltex, spécialiste de la fausse fourrure: Sam Baron évoque la collaboration initiée par le R3iLab et la création de la ligne “Sam Baron pour Peltex Maison”.</p>
<p><em>(cet article fait suite à une présentation générale de l’<a href="http://www.larevuedudesign.com/2011/02/17/r3ilab-tech-design-vers-une-reinvention-industrielle-francaise/" target="_self">exposition Tech &amp; Design </a>que nous vous avions présentée il y a quelques jours, ainsi qu’à une <a href="http://www.larevuedudesign.com/2011/02/21/3ilab-tech-design-rencontre-avec-isabelle-de-bussac/" target="_self">interview d’Isabelle de Bussac</a>).<span id="more-9225"></span><br />
</em></p>
<h3>“Le designer opère une réécriture de l&#8217;histoire de l&#8217;entreprise”</h3>
<p>Sam Baron, directeur artistique du département design de Fabrica (laboratoire de communication et de recherche du groupe Benetton) depuis 2005, s&#8217;est frotté à bon nombre des matières qu&#8217;un designer industriel peut s&#8217;attendre à manipuler un jour. Pour Vista Alegre (ancienne manufacture royale de porcelaine portugaise), Vitra, Zanotti, Ligne Roset ou Christofle, chaque collaboration s&#8217;est avérée un exercice de style impeccablement réalisé.</p>
<p>Pourtant aguerri, de son premier voyage dans les Vosges sur le site de production de Peltex, accompagné de Frédéric Pellerin, Sam Baron revient abasourdi. “Pour aller chez Peltex, on a fait un grand voyage. Dans tous les sens du terme”. Peltex tisse de la fourrure textile depuis 1956. L&#8217;entreprise a connu ses heures de gloire dans les décennies 1980 et 1990, travaillant alors pour les grandes signatures de la mode, Christian Lacroix ou Agnès B. en tête.</p>
<p>“Aujourd&#8217;hui, on ne dénombre pas plus de 17 employés, au bas mot dix ou douze fois moins qu&#8217;à cette époque-là. Pourtant, Peltex possède un vrai savoir-faire, une vraie technicité &#8211; au point qu&#8217;une firme chinoise a choisi de s&#8217;appeler “Jeltex” en référence à son concurrent français.” En 1995, l&#8217;abolition des quotas d&#8217;importation de textile chinois précipite Peltex dans une sévère crise économique. Pour se réinventer, Peltex se lance dans la fabrication de tapis pour la salle de bains ou pour animaux (imprégnés de gomme caoutchouc, notamment pour la marque Purina). “En dépit des difficultés qu&#8217;ils rencontrent, les gens de Peltex restent amoureux leur travail. Ils constituent un moteur incroyable.”</p>
<p>Pour le designer, ce défi revêt un caractère inédit. Il commence par écarter les “tapis peaux de bête” (“Panthère, vison, trop connoté, on tombe dans la caricature. Il y a cependant, paraît-il, un vrai marché en Allemagne!”), se focalise sur la technique, les outils de production. Il veut “proposer la réécriture de l&#8217;histoire de Peltex”, car, insiste Sam Baron, le projet du R3iLab oeuvre en ce sens, celui de “mettre en valeur la richesse de 50 ans de production industrielle.”</p>
<h3>“Les produits, langage commun entre l’industriel et le designer”</h3>
<p>Plongeant dans les entrailles et la mémoire de Peltex, Sam Baron écume les allées des archives de la firme vosgienne &#8211; et y trouve son déclic. Il y découvre “de jolis motifs, toutes les couleurs imaginables. J’ai trouvé ca magnifique alors que Vincent Perry, le patron de Peltex, appelait ça le “musée des horreurs”. Il fallait essayer d&#8217;apporter une notion de style et d&#8217;identité, quitter le côté animal. La mise en valeur du produit passe par les motifs: rayures, carreaux, losanges Argyle&#8230;”</p>
<p>Sam Baron opère un classement par saison, par motif, pour proposer des déclinaisons adaptées, ensuite appliquées aux produits. Un credo: “Respecter les collections, les saisons”.</p>
<p>“Il faut jouer sur l&#8217;empathie du produit, qui “fait sourire”, et prendre le contrepied en amenant de l&#8217;élégance, du raffinement”. La qualité de la fourrure, le savoir-faire de Peltex le rassérènent quant à l&#8217;issue sa mission. “Les métiers à tisser produisent de la maille jersey, et le process technologique est parfaitement maîtrisé”.</p>
<p>Sam Baron imagine alors des pièces de mobilier complémentaires et modulables. “Les poufs deviennent canapé, sont dissociables. Le gris constitue la couleur de base, à laquelle viennent s&#8217;ajouter deux ou trois autres, un bleu canard, un beige et un vert”.</p>
<p>La première collection de Peltex Maison, signée Sam Baron, se dessine.</p>
<p>Sam Baron mesure l&#8217;enjeu de cette collaboration, pour cette société qui a “investi jusqu&#8217;à son dernier souffle dans le projet”: “L&#8217;objet du R3iLab, ce n’est pas juste d&#8217;inventer un nouveau produit, d&#8217;apporter une signature mais c’est aussi de trouver une solution qui doit être bonne et adaptée aux capacités et aux besoins de l’entreprise.”</p>
<p>Sam Baron imagine aussi des objets qui pourraient être immédiatement distribués en points de vente, qu&#8217;il n&#8217;hésite pas à démarcher lui-même, dans l&#8217;espoir que la ligne se matérialise au plus vite. “Deux ou trois plaids et coussins, puis un tapis viendra. Façon patchwork, de façon à mettre en avant les motifs et les différents effets de matières, qui peuvent même se jouxter dans un même coupon. On peut imaginer jouer à fond la carte du kitsch, en osant des motifs à la Vasarely.”</p>
<p>Pour fabriquer les pieds de ses assises, Sam Baron fait appel à un producteur local, Contino. “C&#8217;est lié à l&#8217;histoire économique de cette région: on y fabrique les carcasses de sièges depuis des siècles. Ces sont eux qui fournissent le faubourg Saint Antoine à Paris(1).”</p>
<p>A Maison&amp;Objet, les prototypes exposés, particulièrement aboutis, de la collection Peltex Maison attirent l&#8217;attention. Pour résumer les mois de collaboration avec la firme textile, Sam Baron insiste sur le fait qu&#8217;il n&#8217;a “fait que réinterpréter le patrimoine de Peltex, pour valoriser leur connaissance très spécifique. Il y a eu un échange, un dialogue. Et les produits sont un langage commun à l’industriel et au designer.”</p>
<p><em><em><em>Elodie Palasse-Leroux, journaliste, est également rédactrice de <a href="http://www.sleekdesign.fr/" target="_blank">Sleek design</a>.</em></em></em></p>
<p>&#8211;</p>
<p><strong>Notes:</strong></p>
<p>(1) Quartier historique de la fabrication de mobilier depuis le bas Moyen Âge</p>
<p>&#8211;</p>
<p><strong>Quelques images du projet:</strong></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9228" title="Sam Baron &amp; Peltex Maison - Exposition Tech &amp; Design - R3iLab" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Sam-Baron-Peltex-Maison-Exposition-Tech-Design-R3iLab-02.jpg" alt="" width="499" height="226" /></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9229" title="Sam Baron &amp; Peltex Maison - Exposition Tech &amp; Design - R3iLab - photo_IFM_Maison_Objet" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Sam-Baron-Peltex-Maison-Exposition-Tech-Design-R3iLab-03-photo_IFM_Maison_Objet.jpg" alt="" width="499" height="374" /></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9230" title="Sam Baron &amp; Peltex Maison - Exposition Tech &amp; Design - R3iLab - photo_IFM_Maison_Objet" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Sam-Baron-Peltex-Maison-Exposition-Tech-Design-R3iLab-04-photo_IFM_Maison_Objet.jpg" alt="" width="374" height="499" /></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9231" title="Sam Baron &amp; Peltex Maison - Exposition Tech &amp; Design - R3iLab" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Sam-Baron-Peltex-Maison-Exposition-Tech-Design-R3iLab-05.jpg" alt="" width="499" height="223" /></p>
<p>&#8211;</p>
<p><strong>Zoom sur les matières de Peltex:</strong></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9233" title="Sam Baron &amp; Peltex Maison - Exposition Tech &amp; Design - R3iLab - matières 01" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Sam-Baron-Peltex-Maison-Exposition-Tech-Design-R3iLab-matières-01.jpg" alt="" width="400" height="280" /></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9234" title="Sam Baron &amp; Peltex Maison - Exposition Tech &amp; Design - R3iLab - matières 02" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Sam-Baron-Peltex-Maison-Exposition-Tech-Design-R3iLab-matières-02.jpg" alt="" width="400" height="280" /></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9235" title="Sam Baron &amp; Peltex Maison - Exposition Tech &amp; Design - R3iLab - matières 03" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Sam-Baron-Peltex-Maison-Exposition-Tech-Design-R3iLab-matières-03.jpg" alt="" width="400" height="280" /></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9236" title="Sam Baron &amp; Peltex Maison - Exposition Tech &amp; Design - R3iLab - matières 05" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Sam-Baron-Peltex-Maison-Exposition-Tech-Design-R3iLab-matières-05.jpg" alt="" width="400" height="280" /></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9237" title="Sam Baron &amp; Peltex Maison - Exposition Tech &amp; Design - R3iLab - matières 04" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Sam-Baron-Peltex-Maison-Exposition-Tech-Design-R3iLab-matières-04.jpg" alt="" width="400" height="280" /></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9238" title="Sam Baron &amp; Peltex Maison - Exposition Tech &amp; Design - R3iLab - matières 06" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Sam-Baron-Peltex-Maison-Exposition-Tech-Design-R3iLab-matières-06.jpg" alt="" width="400" height="280" /></p>
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		<title>R3iLab, Tech &amp; Design &#8211; Rencontre avec Isabelle de Bussac</title>
		<link>http://www.larevuedudesign.com/2011/02/21/3ilab-tech-design-rencontre-avec-isabelle-de-bussac/</link>
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		<pubDate>Mon, 21 Feb 2011 02:00:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Revue du Design</dc:creator>
				<category><![CDATA[ANALYSES ET REGARDS]]></category>
		<category><![CDATA[Expos, salons, musées]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits et interviews]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Elodie Palasse-Leroux. Consultante auprès de PME, chargée de mission marketing &#38; distribution, Isabelle de Bussac est la caution “marché” du programme Tech &#38; Design. (cet article fait suite à une présentation générale du programme R3ilab, Tech &#38; Design, que nous vous avons proposée il y a quelques jours). “En entreprise, il n&#8217;est pas toujours évident [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><em>Par <a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Elodie+Palasse-Leroux" target="_self">Elodie Palasse-Leroux</a>.</em></em></p>
<p><img title="Rencontre avec Isabelle de Bussac - Exposition Tech &amp; Design - R3iLab - Photo tous droits réservés IFM_PARIS - 01" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Rencontre-avec-Isabelle-de-Bussac-Exposition-Tech-Design-R3iLab-Photo-tous-droits-réservés-IFM_PARIS-01.jpg" alt="" height="120" /> <img title="Partenariat Guille  Collégien - Mathilde Brétillot - Exposition Tech &amp; Design - R3iLab - Photo droits réservés IFM_PARIS" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Partenariat-Guille-Collégien-Mathilde-Brétillot-Exposition-Tech-Design-R3iLab-Photo-droits-réservés-IFM_PARIS.jpg" alt="" height="120" /> <img title="Partenariat Beyrand - Felicie Bajard - Exposition Tech &amp; Design - R3iLab - Photo droits réservés IFM_PARIS" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Partenariat-Beyrand-Felicie-Bajard-Exposition-Tech-Design-R3iLab-Photo-droits-réservés-IFM_PARIS.jpg" alt="" height="120" /></p>
<p>Consultante auprès de PME, chargée de mission marketing &amp; distribution, Isabelle de Bussac est la caution “marché” du programme <em>Tech &amp; Design</em>.</p>
<p><em>(cet article fait suite à une <a href="http://www.larevuedudesign.com/2011/02/17/r3ilab-tech-design-vers-une-reinvention-industrielle-francaise/" target="_self">présentation générale du programme R3ilab, Tech &amp; Design</a>, que nous vous avons proposée il y a quelques jours).<span id="more-9028"></span><br />
</em></p>
<h3>“En entreprise, il n&#8217;est pas toujours évident de parler de design.”</h3>
<p>Elle est la “nouvelle venue” du programme <em>Tech &amp; Design</em>: à l&#8217;initiative de Stanislas Vandier, Isabelle de Bussac accompagne depuis octobre 2010 les chefs d&#8217;entreprise afin de les guider dans leurs choix stratégiques, optimisant les chances d&#8217;industrialisation et de commercialisation des objets imaginés en collaboration avec les designers.</p>
<p>“Le premier pas? Il faut bien cerner l&#8217;entreprise, son savoir-faire, son marché potentiel. Il n&#8217;est pas toujours évident de parler de design, d&#8217;identité graphique de la marque, de sa communication, de marketing. Beaucoup n&#8217;y voient pas la priorité. Certains industriels sont très éloignés du client final. En régions, plus particulièrement, d&#8217;où l&#8217;importance du soutien et de l&#8217;accompagnement dans la politique de changement.” Il s&#8217;agit donc, pas à pas, de les amener à valoriser leur savoir-faire.</p>
<p>“Maîtriser une technique ne suffit pas: il faut savoir la vendre, la bousculer, aller vers de nouveaux horizons. L&#8217;intégration du design peut ouvrir de nouveaux marchés et permettre de réaliser de nouveaux produits.” Isabelle de Bussac est convaincue de ce qu&#8217;elle professe, parcours oblige. Après avoir fourbi ses armes chez Publicis, elle a posé ses valises en Pologne, pour y développer la branche locale de la firme Crypton. Le lin, une importance ressource du pays, lui donne l&#8217;idée de fonder <em>Les Ailes du Biloba</em>. Ses créations textiles connaissent un franc succès, puis la petite entreprise devient <em>Les Ailes du Biloba Consulting</em>, spécialisée dans le soutien aux PME en développement, dès 2008.</p>
<p>C&#8217;est à Frédéric Pellerin qu&#8217;échoit le rôle délicat de la formation des binômes: à lui de déterminer quel designer serait susceptible d&#8217;accompagner tel ou tel industriel, qui serait le plus à même de réfléchir à la problématique de l&#8217;entreprise. Ce dernier accompagne ensuite les deux parties dans les prémices de la collaboration. “Cela passe par la découverte de l&#8217;entreprise: son histoire, ses produits, la découverte de ses attentes. Une discussion s&#8217;établit, un brief se dessine. C&#8217;est une étape primordiale.”</p>
<p>Isabelle de Bussac étudie ensuite le positionnement des produits, identifie les marchés porteurs, délimite le cadre très concret des débouchés. “Je fais de la sensibilisation au design, tout en évitant le spectaculaire: <em>Tech &amp; Design</em> n&#8217;a pas pour vocation de créer de buzz, pour regarder ensuite retomber le soufflé: au final, chaque produit fini doit être commercialisable.”</p>
<h3>Le design, vecteur d&#8217;ouverture des marchés et de la sauvegarde des savoir-faire</h3>
<p>D&#8217;un binôme à l&#8217;autre, le rôle à endosser diffère: “Pour Brodeurs de France et Maroussia Rebecq, le travail a été initié très en amont. Mêler la broderie traditionnelle et l&#8217;<em>outdoor</em> marquait une évolution sensible: il fallait “creuser” autour du marché du camping, du secteur de la décoration en extérieur &#8211; un marché à très fort potentiel, en plein boom”. Les objets ainsi ornés, transats, toiles d&#8217;ombrage, apportent en effet un coup de jeune au secteur: “L&#8217;intérêt des consommateurs comme des distributeurs est en éveil. Il fallait identifier des entreprises à fort potentiel, ainsi qu&#8217;un réseau de distribution.”</p>
<p><em>La Chaiserie landaise</em>, spécialiste du mobilier d&#8217;extérieur connu pour ses chiliennes et chaises longues, <em>Robert le Héros</em> ou encore <em>Abritez-vous chez nous</em>, fabricant de tentes de réception (“Jusqu&#8217;aux chapiteaux de cirque, aux couvertures de stade, ils fabriquent d&#8217;énormes structure métallo-textiles: un vrai challenge.”) se laissent séduire, comme le mythique <em>Pare gabia</em> (“Un très bon réseau, une image forte, et l&#8217;habitude de la relation avec les stylistes.”).</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9183" title="Rencontre avec Isabelle de Bussac - Exposition Tech &amp; Design - R3iLab - Photo tous droits réservés IFM_PARIS - 01" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Rencontre-avec-Isabelle-de-Bussac-Exposition-Tech-Design-R3iLab-Photo-tous-droits-réservés-IFM_PARIS-01.jpg" alt="" width="499" height="375" /></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9184" title="Rencontre avec Isabelle de Bussac - Exposition Tech &amp; Design - R3iLab - Photo tous droits réservés IFM_PARIS - 02" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Rencontre-avec-Isabelle-de-Bussac-Exposition-Tech-Design-R3iLab-Photo-tous-droits-réservés-IFM_PARIS-02.jpg" alt="" width="499" height="375" /></p>
<p>Dans le cas de Peltex, spécialiste de la fausse fourrure, Isabelle de Bussac a accompagné la réflexion stratégique. “Sam Baron a rapidement imaginé son mobilier, et proposé une ligne <em>Peltex Maison</em>, avec une première collection signée de son nom. Directeur du design à la <em>Fabrica</em> du groupe Benetton, il est plutôt à l&#8217;aise avec la notion de stratégie de marque.”</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9180" title="Partenariat Pletex - Sam Baron - Exposition Tech &amp; Design - R3iLab - Photo droits réservés IFM_PARIS" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Partenariat-Pletex-Sam-Baron-Exposition-Tech-Design-R3iLab-Photo-droits-réservés-IFM_PARIS.jpg" alt="" width="499" height="375" /></p>
<p>Pour Guille / Collégien, spécialiste du tricotage circulaire, et la designer Mathilde Brétillot, il s&#8217;agissait essentiellement d&#8217;identifier des boutiques et concept stores autour de l&#8217;univers de l&#8217;enfant, comme <em>Balouga</em>, <em>Serendipity</em>, <em>Not so big</em>, circuit précédemment exploré avec les <em>Ailes du Biloba</em>.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9181" title="Partenariat Guille  Collégien - Mathilde Brétillot - Exposition Tech &amp; Design - R3iLab - Photo droits réservés IFM_PARIS" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Partenariat-Guille-Collégien-Mathilde-Brétillot-Exposition-Tech-Design-R3iLab-Photo-droits-réservés-IFM_PARIS.jpg" alt="" width="499" height="375" /></p>
<p>Du binôme formé de l&#8217;ennoblisseur Beyrand et de Félicie Bajard, Isabelle de Bussac loue “l&#8217;excellent travail, ce mariage très réussi de la porcelaine et du cuir. Il y a une très bonne entente, Pierre Beyrand et Félicie Bajard avaient déjà été en relation par le biais du Centre technique du cuir. Qui plus est, il y a une logique dans la collaboration. J&#8217;ai donc réfléchi avec eux à une éventuelle évolution des gammes, vers un marché plus abordable, ou bien à la création de déclinaisons autour de l&#8217;image d&#8217;une maison de thé, d&#8217;une épicerie fine, d&#8217;une maison de champagne&#8230;” Pierre Beyrand, à la tête de cette “Entreprise du patrimoine vivant” centenaire, se montre “enthousiaste, porte le projet, révèle un véritable appétit de se repenser et d&#8217;aller vers de nouveaux univers. La phase de réflexion est dynamique: on “vit” vraiment le projet”.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9182" title="Partenariat Beyrand - Felicie Bajard - Exposition Tech &amp; Design - R3iLab - Photo droits réservés IFM_PARIS" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2011/02/Partenariat-Beyrand-Felicie-Bajard-Exposition-Tech-Design-R3iLab-Photo-droits-réservés-IFM_PARIS.jpg" alt="" width="499" height="375" /></p>
<p>Concernant Le Bourget, qui a collaboré avec Patrick Norguet: “Le réseau marketing était déjà bien en place, l&#8217;intervention ne s&#8217;est pas avérée nécessaire.” Un léger et unique regret, cependant: “Le délai très court, de six mois à peine: un laps de temps très réduit pour les designers, mais également pour les études de prix. Il faudra continuer de suivre chaque projet, à moyen et long terme, à l&#8217;accompagner dans la phase d&#8217;industrialisation. L&#8217;aventure sera dense, car <em>Tech &amp; Design</em> compte deux vagues par an, soient vingt binômes à suivre chaque année!”</p>
<p><em>Elodie Palasse-Leroux, journaliste, est également rédactrice de <a href="http://www.sleekdesign.fr/" target="_blank">Sleek design</a>.</em></p>
<p><em>Photos © droits réservés IFM_PARIS.</em></p>
<p><em>Vous trouverez davantage de photos de l’exposition dans <a href="http://www.flickr.com/photos/ifm-paris/sets/72157625769724593/with/5383779663/" target="_blank">la galerie Flickr de l’IFM</a>.</em></p>
<p>&#8211;</p>
<h3>En complément de cet article, vous pouvez visionner cette interview vidéo d&#8217;Isabelle de Bussac, réalisée par le R3iLab:</h3>
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