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	<title>La Revue du Design &#187; Résultats de recherche  &#187;  Salma+ZOUAGHI</title>
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	<description>Regards sur le design contemporain</description>
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		<title>La valorisation des marques et signes de l’usage dans le design d’ameublement &#8211; Faire du neuf avec du vieux</title>
		<link>http://www.larevuedudesign.com/2012/11/28/la-valorisation-des-marques-et-signes-de-l%e2%80%99usage-dans-le-design-d%e2%80%99ameublement-faire-du-neuf-avec-du-vieux/</link>
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		<pubDate>Wed, 28 Nov 2012 02:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Revue du Design</dc:creator>
				<category><![CDATA[ANALYSES ET REGARDS]]></category>

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		<description><![CDATA[Un article de Salma Zouaghi[1] L’étude suivante émerge d’un projet de recherche, conduit en 2011[2], qui étudie le phénomène de la lassitude et le désir de changement du mobilier dans l’espace domestique. A travers ce projet, nous avons découvert que les usagers de mobiliers domestiques réagissent de manières différentes au désir d’innovation. Les résultats de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Un article de <a href="http://www.larevuedudesign.com/les-auteurs/#Salma Zouaghi">Salma Zouaghi</a></em><a href="file:///C:/Users/Alexandre/Downloads/Article%20Revue%20du%20Design%20V2.docx#_edn1">[1]</a></p>
<p>L’étude suivante émerge d’un projet de recherche, conduit en 2011<a href="file:///C:/Users/Alexandre/Downloads/Article%20Revue%20du%20Design%20V2.docx#_edn2">[2]</a>, qui étudie le phénomène de la lassitude et le désir de changement du mobilier dans l’espace domestique. A travers ce projet, nous avons découvert que les usagers de mobiliers domestiques réagissent de manières différentes au désir d’innovation. Les résultats de l’enquête que nous avons menée auprès de 126 Français, habitants de la région parisienne, ont montré que la réaction au phénomène de la lassitude et au désir de changement du mobilier domestique peut prendre plusieurs formes. Cette réaction ne se manifeste pas seulement à travers l’achat qui signifie des dépenses d’argent. En effet, certaines personnes de notre échantillon font appel à des pratiques différentes en réponse à ce phénomène, à savoir<span id="more-13468"></span>:</p>
<p>- Le réaménagement des intérieurs à travers le changement de l’emplacement des meubles pour donner une illusion de changement.</p>
<p>- Ou encore, le bricolage et la personnalisation des mobiliers domestiques qui consistent en la transformation des meubles en leur donnant un nouvel aspect.</p>
<p>Ces résultats sont à l’origine d’une forte curiosité et d’un profond désir d’approfondir nos recherches sur les opérations de réhabilitation et de « bricolage » effectuées par les usagers sur les mobiliers du quotidien, ainsi que leurs conséquences sur « le design originel » conçu par le designer.</p>
<p><em> </em></p>
<h2><strong>Introduction</strong></h2>
<p><strong> </strong></p>
<p>L’aménagement intérieur évolue en fonction des besoins et désirs des habitants. Ceux-ci sont physiques comme le besoin d’acheter un lit pour enfant afin de remplacer un berceau, ou psychologiques comme le désir de changement provoqué par le sentiment de lassitude.</p>
<p>Les motivations de transformation des intérieurs sont aussi influencées par les médias (campagne publicitaire), le marketing (crédit, soldes) et des leaders d’opinion sur la désirabilité sociale et l’image de soi.</p>
<p>La mutation de l’ameublement enchaine des cycles de changements qui dépendent en partie de la durée de vie d’un mobilier qui prend une forme cyclique (acquisition<a href="file:///C:/Users/Alexandre/Downloads/Article%20Revue%20du%20Design%20V2.docx#_edn3">[3]</a>/usage/usure/rejet/nouvelle acquisition), mais aussi, en partie, de motivations esthétiques (par exemple : changement du revêtement d’un fauteuil, réparation d’une chaise, peinture, etc.). Nous nous sommes particulièrement intéressés au second cas, dans lequel l’usager transforme, en le personnalisant, ce qui a été conçu par les designers.</p>
<p>Comme c’est souvent le cas en phase de crise, on assiste au retour de la personnalisation du mobilier domestique grâce au bricolage qui stimule la créativité de l’usager. Ce mode d’appropriation du mobilier interroge la question du « neuf pur » et du sort du « design originel, vierge ». Le designer, doit-il étudier le phénomène de la personnalisation des mobiliers domestiques pour mieux servir la création dans le design ?</p>
<h2><strong>Présentation du domaine de recherche</strong></h2>
<p><strong> </strong></p>
<p>Le domaine de recherche de cette présente étude est défini par l’activité du bricolage et plus précisément, le bricolage du mobilier domestique. Cette activité parait complexe et difficile à définir puisqu’elle fait appel à différents métiers artisanaux. Il nous semble qu’un usager, bricoleur de mobilier domestique, doit être en même temps ébéniste, peintre, décorateur, couturier et même inventeur et créateur. L’habilité, la polyvalence et la maîtrise de certaines connaissances s’avèrent indispensables dans cette pratique. Nous rejoignons Claude Bonnette-Lucat<a href="file:///C:/Users/Alexandre/Downloads/Article%20Revue%20du%20Design%20V2.docx#_edn4">[4]</a>, qui, dans son article « <em>Les bricoleurs : entre polyvalence et spécialisation »</em> publié en 1991, pose la question du « <em>vrai bricoleur</em> » et trouve que cette question ouvre « <em>un sujet de réflexion ou de débat</em> ». Selon lui, le bricolage rassemble les définitions suivantes : « <em>C’est une activité d’amateur, en principe non rétribuée et le plus souvent non spécialisée ; c’est une activité manuelle, qui opère sur la matière : la liste des activités techniques recoupe plus ou moins une série de métiers artisanaux ; c’est une activité à dominante masculine, l’arbitraire social excluant les activités de production traditionnellement féminines ; elle occupe une place ambiguë, entre le travail et le loisir, entre utilité et gratuité </em>»<a href="file:///C:/Users/Alexandre/Downloads/Article%20Revue%20du%20Design%20V2.docx#_edn5">[5]</a>. Ajoutons à ces critères que le bricolage est une activité généralement exercée chez soi indépendamment du travail professionnel.</p>
<p>Dans notre étude, cette activité n’a pas seulement un but d’entretien, de réparation ou de création. Elle a aussi un but d’innovation, de changement et d’actualisation du mobilier en question pour faire face au sentiment de routine et de lassitude d’usage ou encore, pour avoir un mobilier conforme avec la tendance dans le secteur de l’ameublement. Il y a différents facteurs qui stimulent le désir de posséder un mobilier « tendance ». Parmi lesquels on trouve le pouvoir de la société de consommation ou encore l’influence des médias et des proches (famille, amis, collègues de travail, etc.). Ajoutons à ce qui précède l’importance de l’image de soi. Celle-ci a été citée par Benoit Duguay, professeur à l’Université de Québec à Montréal, dans son livre « <em>Consommation et image de soi. Dis-moi ce que tu achètes… »</em>, publié en 2005. L’auteur considère que la consommation est le reflet de l’image qu’on donne à autrui. D’après lui : «<em>Consommer est une habitude dont on peut difficilement se défaire parce qu’elle est étroitement liée à l’image qu’on a de soi. Pour certains, elle devient même compensatoire, une façon de rehausser l’estime de soi, de projeter une image plus favorable</em> »<a href="file:///C:/Users/Alexandre/Downloads/Article%20Revue%20du%20Design%20V2.docx#_edn6">[6]</a>. Le mobilier domestique fait partie des produits qui projettent l’image et le rang social auquel on appartient. Il est lui aussi assujetti au changement et au cycle de la mode. Gilles Lipovetsky<a href="file:///C:/Users/Alexandre/Downloads/Article%20Revue%20du%20Design%20V2.docx#_edn7">[7]</a> l’a énoncé brièvement dans son livre « <em>Le bonheur paradoxal. Essai sur la société d&#8217;hyperconsommation », </em>paru en 2006. L’auteur parle brièvement du nouveau comportement d’achat du mobilier qui tend vers le changement : <em>« Jusqu’aux années 1980, les ménages achetaient des meubles destinés à être gardés toute une vie. Renversement de tendance : aujourd’hui, les meubles contemporains volent la vedette au mobilier de style ou rustique, en réponse aux goûts pour le renouveau et le plaisir de changer de décor »<a href="file:///C:/Users/Alexandre/Downloads/Article%20Revue%20du%20Design%20V2.docx#_edn8"><strong>[8]</strong></a>.</em></p>
<p>Cependant, la consommation de mobilier domestique pour suivre la tendance, pour le plaisir, pour rajeunir ou pour contrecarrer<em> </em>un sentiment de routine et d’ennui, peut être une mission coûteuse. C’est pour cela que certaines personnes font appel à leurs propres compétences pour créer du changement dans leur espace domestique, à savoir, le réaménagement des mobiliers pour donner une impression d’innovation ou encore le bricolage et la personnalisation des mobiliers passés de mode. Ceci dit, le bricolage des mobiliers domestiques n’est pas seulement un moyen qui permet de diminuer les dépenses ou d’imiter les mobiliers tendances, il est aussi une activité exercée par des amateurs et un passe-temps pour certains.</p>
<h2><strong>Programme de recherche</strong></h2>
<p><strong> </strong></p>
<p>Dans la présente étude, nous avons tenté d’étudier la position d’un designer par rapport au phénomène de personnalisation des mobiliers domestiques. Nous avons aussi tenté d’étudier l’évolution des marques d’usage et de bricolage après l’intervention concrète d’un professionnel. A cette fin, nous avons traité du travail de Jeremy Edwards<a href="file:///C:/Users/Alexandre/Downloads/Article%20Revue%20du%20Design%20V2.docx#_edn9">[9]</a>, designer anglais, qui, dans son projet « Meubles Libres », <em>designe</em> ses meubles à partir de mobiliers récupérés dans les rues de Paris. Ce designer bouleverse la hiérarchie de la production classique en fondant son approche, d’une part, sur des matériaux récupérés et usagés, et d’autre part, en redonnant du sens et une deuxième vie à ce qui a déjà vécu et qui porte les traces et les signes d’usages et d’usures.</p>
<p>Notre travail est complété par une étude des croyances, des représentations et des intentions de quelques étudiants en design produit de l’Ecole Boulle à Paris sur la question du bricolage des mobiliers domestiques d’une manière générale et sur le projet « Meubles Libres » de Jeremy Edwards.</p>
<p>Pour répondre à nos interrogations, nous avons poursuivi une démarche pragmatique qui met en œuvre deux entretiens compréhensifs : un premier entretien avec le spécialiste Jeremy Edwards, effectué le 24 février 2012 et un deuxième entretien lors d’un <em>focus group</em>, constitué de cinq étudiants de l’école Boulle, effectué le 13 avril 2012. Les deux entretiens tournent principalement autour du projet « Meubles libres ».</p>
<p>Les données textuelles collectées ont été traitées suivant une méthode de distinction thématique dans laquelle nous avons relevé <em>les sémioses<a href="file:///C:/Users/Alexandre/Downloads/Article%20Revue%20du%20Design%20V2.docx#_edn10"><strong>[10]</strong></a> </em>abordées par le designer Jeremy Edwards ainsi que par les étudiants lors des discussions.</p>
<h2><strong>Présentation du projet « Meubles libres » de Jeremy Edwards</strong></h2>
<p><strong> </strong></p>
<p>Voici quelques photos du projet « Meubles libres » qui montrent le mobilier avant et après l’intervention de Jeremy Edwards.</p>
<p><a href="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2012/11/Projet-Meubles-libres-de-Jeremy-Edwards.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-13469" title="Projet Meubles libres de Jeremy Edwards" src="http://www.larevuedudesign.com/wp-content/uploads/2012/11/Projet-Meubles-libres-de-Jeremy-Edwards.jpg" alt="" width="499" height="348" /></a></p>
<p>Dans ce projet, ce designer voulait prolonger la durée de vie d’un mobilier. Dans sa vision, les objets et les matériaux ont un cycle de vie. Et au lieu qu’ils soient jetés, il souhaitait prolonger leur cycle et leur donner une seconde vie. Mais aussi, ce designer voulait que des gens ordinaires participent à ce cycle en se servant gratuitement dans la rue et en le modifiant à leur tour s’ils le souhaitent.</p>
<p>D’après lui : <em>« Les gens peuvent prendre ces objets chez eux et peuvent continuer à le changer. Autrement dit, ils peuvent donner un autre cycle de vie à ces objets à travers leurs propres modifications.  Ils peuvent aussi garder un objet pendant un an et le transmettre à un autre ami qui mettra un peu de couleur dessus. Ainsi, un autre cycle de vie se crée.  Pour moi, cette démarche est très importante. Ce n’est pas statique, ce n’est pas figé. C’est quelque chose qui continue à vivre… Les meubles de cette exposition vont être remis dans les endroits où je les ai fabriqués et les gens peuvent se servir et en faire ce qu’ils veulent gratuitement. Et le meuble continue à vivre dans un autre foyer et ainsi de suite ».</em></p>
<p><em> </em></p>
<h2><strong>Questions, analyses et résultats</strong></h2>
<p><strong>Comment les participants<a href="file:///C:/Users/Alexandre/Downloads/Article%20Revue%20du%20Design%20V2.docx#_edn11"><strong>[11]</strong></a><em> </em>perçoivent-ils le phénomène de personnalisation des mobiliers domestiques ?</strong></p>
<p>Jeremy Edwards pense que les gens personnalisent et bricolent les objets pour trouver des solutions aux problèmes de la vie quotidienne. Par exemple, transformer un seau en une chaise pour s’assoir. C’est ce qu’on appelle le détournement de l’objet.</p>
<p>D’après les étudiants en design produit, le phénomène de personnalisation reflète un besoin d’appropriation sous prétexte que les objets industriels sont dépourvus d’« âme ». D’une manière générale, ils confirment que la conversion des objets aux goûts personnels de l’usager est devenue une pratique de plus en plus répandue. Ces étudiants ajoutent que ce phénomène vient peut-être de la standardisation esthétique des produits qu’on commercialise et qui ne sont pas forcément au goût de tout le monde. D’après eux, l’usager se sentirai peut être perdu face à l’absence d’une identité et d’une singularité. Parmi les raisons qui poussent les usagers à personnaliser les objets qu’ils possèdent, ces participants évoquent la cause écologique. En effet, il semble que certaines personnes hésitent à jeter un objet devenu indésirable et tentent de lui donner un nouveau cycle de vie à travers le bricolage.</p>
<p>De nos jours, le rejet d’un objet est un sentiment de plus en plus fréquent dans l’univers de l’espace domestique. Cet univers est lui aussi touché par l’obsolescence esthétique et les objets éphémères et « calculés pour être éphémères ». Le phénomène de personnalisation répondrait, selon les étudiants, à un désir de freiner « la mort anticipée » des objets et de servir ainsi la cause écologique. D’un autre côté, certains usagers, « vulnérables et influençables », ne peuvent échapper au phénomène de lassitude et au désir de changement d’un mobilier « passé de mode» qui ne correspond plus à l’image du design « contemporain».</p>
<p>D’après un des étudiants : « Actuellement, c’est l’image et la visibilité de l’objet qui importent. Ainsi, on incite toujours plus et on dit : <em>ah, et bien j’ai le dernier truc</em>». Un autre participant rajoute : « Comme fait IKEA chaque année, il y a une nouvelle collection, il y a un renouveau visuel&#8230; Et on se dit : « c’est vrai que ma chaise est vieille et j’ai besoin de lui remettre quelque chose ». En même temps, la personnalisation d’une chaise par exemple n’est pas une solution définitive qui mettrait un terme au désir de changer cette même chaise et qui offrirait en même temps, une esthétique durable et conforme au goût personnel. L’apparition d’une nouvelle tendance pourrait éventuellement déclencher à nouveau le désir de bricoler cette chaise et de « la remettre à jour ».</p>
<p>Les étudiants soutiennent l’idée que nous vivons dans une société où on voit des choses tellement variées et compliquées qu’on a besoin d’avoir des objets épurés. Ce qui minimiserait peut être les risques de lassitude et d’ennui. En même temps, l’usager a parfois envie de cette fioriture. Paradoxalement, d’après eux, quand on va acheter un objet où il y de la fioriture, on va s’en lasser très vite. Autrement dit, « quand on colle un ornement, on colle une date de péremption ».</p>
<p>La progression de la recherche nous pousse à nous interroger sur le design d’origine produit par le concepteur.</p>
<p>Certains participants ont d’abord soutenu l’idée que le phénomène de personnalisation témoigne de la défaillance du design d’origine qui a été produit par le professionnel. D’après eux, le designer devrait produire un objet durable au niveau de la matière mise en forme et aussi au niveau de l’esthétique. Après réflexion, ces mêmes participants se sont rendu compte que finalement ce n’est pas le design d’origine qui est défaillant. Les phénomènes de personnalisation et de bricolage viennent justement ajuster les objets aux nouveaux besoins et goûts qui changent et qui évoluent avec l’être humain.</p>
<ul>
<li>Ces futurs designers soutiennent le phénomène de personnalisation des mobiliers domestiques. Ils pensent que même si l’usager ne change pas l’aspect esthétique de son mobilier, celui-ci va se transformer par effet d’usure et d’usage.</li>
<li>Ajoutons à ce qui précède la déclaration de Jeremy Edwards qui soutient lui aussi le phénomène de personnalisation des mobiliers domestiques. Il affirme : « <em>Je suis pour la personnalisation des mobiliers du quotidien. Je suis totalement pour la continuation de quelque chose.  La continuation par rapport aux besoins et aux goûts de l’usager</em>».</li>
</ul>
<p>La personnalisation des objets est étroitement liée à la notion de créativité. En abordant cette notion avec Jeremy Edwards, celui-ci déclare : « <em>La créativité ne se limite pas à une classe sociale parce que je pense que tout le monde est créatif</em> ». Il ajoute : « <em>Je pense qu’il y a des choses à apprendre des usagers. C’est pour ça que j’ai écrit le premier livre « Objets anonymes ». Parce que je croyais que nous, les créateurs spécialistes, pouvons apprendre des choses des gens qui n’ont pas une formation dans la création</em> ».  En effet, son premier livre « Objets Anonymes » émerge de l’intérêt que ce designer porte aux personnes qui mettent leur créativité à l’épreuve en cherchant des solutions aux problèmes de la vie quotidienne à travers le détournement des objets.</p>
<p>Les étudiants partagent l’avis de Jeremy Edwards et pensent que la « créativité » est accessible à tous et existe chez tout le monde. Sauf que selon eux, il y a une différence entre la créativité d’un usager et la créativité d’un designer. Ils pensent que la créativité de l’usager est brute et n’est pas éduquée au même rang que celle d’un professionnel. A la différence de l’usager, le designer suit des années d’études, développe une culture artistique et une culture de création. Il a été éduqué et entrainé à réfléchir à différentes données sémantiques, fonctionnelles, etc. Ceci dit, tous les participants pensent que les designers devraient observer de plus près la créativité des usagers. En effet, cette créativité brute et spontanée pourrait servir l’innovation dans le design.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Dans le projet « Meubles libres », comment Jeremy Edwards traite-t-il les marques de personnalisation et d’usage du mobilier récupéré ou à réparer ? </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Concernant les marques d’usage et d’usure, il déclare : « <em>l’usure d’une partie du bois d’une chaise ne me dérange pas. Il n’y a pas de problème s’il y a une tâche. Je trouve qu’elle fait partie de l’esthétique… Le fait de voir des traces de crayon par exemple est secondaire pour moi </em>».</p>
<p>Dans le traitement des marques d’usages, Jeremy Edwards ne tente pas forcément de mettre en valeur les traces laissées par les anciens propriétaires des mobiliers. Cependant, il ne les cache pas. Dans sa démarche conceptuelle, ces marques évoluent spontanément avec le produit.</p>
<p>D’après les étudiants, la récupération des objets usés est une mission valorisante. En effet, ils trouvent des qualités esthétiques aux surfaces irrégulières. De plus, ils pensent qu’il est plus simple de récupérer de vieux objets que de faire du « faux vieux ». Finalement, la valorisation des marques et signes de l’usage est bien présente dans les intentions de ces jeunes designers.  Ceci est à vérifier à travers une mobilisation concrète.</p>
<p><strong>Que pensent les étudiants du projet « Meubles libres » ?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Concernant le projet « Meubles libres », les étudiants trouvent que l’idée de transformer des débris de mobiliers qu’on jette dans les rues en mobiliers réutilisables, est <em>séduisante</em>. D’après eux, la démarche de Jeremy Edwards vise manifestement la valorisation des mobiliers usés.</p>
<p>Au niveau de la fonctionnalité, ils pensent que les mobiliers de ce projet paraissent pratiques et ergonomiques. Deux étudiants ont testé une chaise de la création « Meubles libres » que nous avons nous mêmes empruntée à Jeremy Edwards. A la fin du test, ils ont déclaré qu’elle était confortable.</p>
<p>Au niveau de l’esthétique, les avis sont partagés : Quelques participants trouvent que les mobiliers ne sont pas assez travaillés. D’autres trouvent que la séduction de ces mobiliers dépend du rang social de la personne. Ces derniers pensent que ces mobiliers attireront probablement plus les étudiants que les personnes qui ont l’habitude d’avoir des objets extrêmement travaillés chez eux.</p>
<p>D’un autre côté, d’après Jeremy Edwards, certaines personnes, séduites par sa création, lui ont fait des propositions d’achat. Il est assez évident que l’idée de la séduction reste subjective et personnelle et dépend de la situation sociale, financière et culturelle de l’éventuel usager.</p>
<p>Certains étudiants n’envisagent pas de récupérer un des mobiliers du projet « Meubles libres » chez eux sous prétexte qu’ils habitent dans des appartements petits et déjà meublés et qu’ils ne trouveront pas de place pour ces mobiliers assez volumineux. De plus, d’après une participante, on arrive facilement à jeter : passer de la maison à la rue, mais pas l’inverse.</p>
<p>D’autres participants déclarent qu’ils seront, au contraire, « ravis » de récupérer une de ces créations s’ils en ont besoin.</p>
<p>Finalement, récupérer gratuitement un de ces mobiliers de la rue ne dépend pas de l’état des matériaux usés et usagés.  La décision dépend d’autres facteurs :</p>
<p>- Facteur esthétique qui demeure primordial dans les opérations de séduction, d’appropriation du mobilier et de durabilité de son usage.</p>
<p>- Facteur socioculturel quand il s’agit de l’image de soi et de la récupération d’un mobilier de la rue.</p>
<p>- Facteur spatial relatif à la petite superficie des habitats quand s’il s’agit d’étudiants.</p>
<h2><strong>Conclusion</strong></h2>
<p><strong> </strong></p>
<p>L’exemple du projet « Meubles libres » témoigne d’une nouvelle démarche de création qui valorise les marques et les signes d’usage et de personnalisation des mobiliers domestiques. Cette création alternative est intégrée au courant de l’écoconception et se développe dans le respect de l’éthique de l’environnement.</p>
<p>Tous les participants valorisent les interventions des usagers sur les objets. Ils pensent que le designer devrait observer de plus près ce phénomène de personnalisation des mobiliers domestiques, rappelant que la pratique du design est fondamentalement liée à l’usager et au contexte dans lequel l’objet va émerger (contexte culturel, politique, etc.).</p>
<p>La recherche que nous avons menée nous conduit à conclure que les phénomènes de personnalisation et de bricolage des mobiliers domestiques ne dévalorisent pas le design d&#8217;origine, produit par le concepteur. Ces phénomènes viennent ajuster les objets, esthétiquement et/ou fonctionnellement, aux nouveaux besoins et aux goûts qui changent et qui évoluent avec l’être humain. De plus, le designer devrait observer et étudier ces phénomènes qui peuvent être déterminants dans l’innovation dans le design d’ameublement. A ce propos, nous rejoignons Madeleine Akrich<a href="file:///C:/Users/Alexandre/Downloads/Article%20Revue%20du%20Design%20V2.docx#_edn12">[12]</a> qui montre dans son article « <em>Les utilisateurs, acteurs de l’innovation </em>», publié en 1998, le rôle important que jouent les utilisateurs dans le processus d’innovation à travers les usages différents de l’objet : « <em>le déplacement, l’adaptation, l’extension, le détournement</em> »<a href="file:///C:/Users/Alexandre/Downloads/Article%20Revue%20du%20Design%20V2.docx#_edn13">[13]</a>.</p>
<p>Enfin, nous concluons de cette présente étude que le concept du neuf dans le design ne se limite pas à l’utilisation de matériaux neufs. On peut faire du neuf avec du vieux, avec des matériaux déjà utilisés et personnalisés. L’idée du neuf réside donc dans l’acte d’innovation ou de changement qui se concrétise à travers une nouvelle conception qu’elle soit conduite par le designer ou par l’usager.</p>
<p>&#8211;</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Bibliographie</span></strong></p>
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Lipovetsky, G. (1987). <em>L&#8217;empire de l&#8217;éphémère. La mode et son destin dans les sociétés modernes.</em> Paris, France: Gallimard.<br />
Lipovetsky, G. (2006). <em>Le bonheur paradoxal. Essai sur la société d&#8217;hyperconsommation. </em>Paris, France : Gallimard.<br />
Magliozzi, M. (2008). <em>Art brut, architectures marginales : Un art du bricolage.</em> Paris, France : L&#8217;Harmattan.<br />
Mouly, B. et Germain, I. (2002, 10 janvier). Le meuble, nouvel objet de consommation courante. <em>L&#8217;usine nouvelle, 2807,</em> 34-37.<br />
Perec, G. (1965). <em>Les choses.</em> Paris, France : Julliard.<br />
Segalen, M. et Le Witta, B. (1993). <em>Chez soi. Objets et décors : Des créations familiales ? </em>Paris, France : Autrement.<br />
Semprini, A. (1995). <em>L&#8217;objet comme procès et comme action : De la nature de l&#8217;usage des objets dans la vie quotidienne.</em> Paris, France : L&#8217;Harmattan.<br />
Thévenot, L. (1993). &laquo;&nbsp;Essai sur les objets usuels. Propriétés, fonctions, usages.&nbsp;&raquo;, Raisons pratiques, numéro spécial <em>&laquo;&nbsp;Les objets dans l&#8217;action&nbsp;&raquo;.</em><br />
Van Vracem, P. et Janssens-Umflat, M. (1994).<em> Le comportement du consommateur : Facteurs d&#8217;influence externe famille, groupes, culture, économie et entreprise. </em>De Boeck Université.<br />
Von Hippel, E, (2005). <em>Democratizing Innovation.</em> Cambridge, Etat Unis. MIT Press.</p>
<p>&#8211;</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Notes</span></strong></p>
<hr size="1" /><a href="file:///C:/Users/Alexandre/Downloads/Article%20Revue%20du%20Design%20V2.docx#_ednref1">[1]</a> Salma Zouaghi est doctorante contractuelle sous la direction de Bernard Darras. Elle est membre de l’Institut ACTE (UMR 8218) Equipe de Sémiotique des Arts et du Design.<br />
<a href="file:///C:/Users/Alexandre/Downloads/Article%20Revue%20du%20Design%20V2.docx#_ednref2">[2]</a> Zouaghi, S. (2011). <em>Mobilier domestique, aménagement intérieur et société de consommation. Etude comparative des phénomènes de lassitude, de désir de changement et de leurs conséquences sur l’environnement. </em>Mémoire de Master de recherche en Etudes Culturelles disponible à la bibliothèque de l’UFR Arts Plastiques et Sciences de l’Art de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne.<br />
<a href="file:///C:/Users/Alexandre/Downloads/Article%20Revue%20du%20Design%20V2.docx#_ednref3">[3]</a> Acquisition: par l’achat, l’héritage, la récupération, la location, etc.<br />
<a href="file:///C:/Users/Alexandre/Downloads/Article%20Revue%20du%20Design%20V2.docx#_ednref4">[4]</a> Claude Bonnette-Lucat: Maître de conférences à l’Université Lille 1.<br />
<a href="file:///C:/Users/Alexandre/Downloads/Article%20Revue%20du%20Design%20V2.docx#_ednref5">[5]</a> Bonnette-Lucat, C. (1991). Les bricoleurs: entre polyvalence et spécialisation. <em>Sociétés contemporaines 8. Production domestique.</em> 61-85. Récupéré du site de la revue: http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/socco_1150-<br />
<a href="file:///C:/Users/Alexandre/Downloads/Article%20Revue%20du%20Design%20V2.docx#_ednref6">[6]</a> Duguay, B. (2005). Consommation et image de soi. Dis-moi ce que tu achètes. Paris, France: Liber. Récupéré du site: http://www.cifort.uqam.ca/duguay/html/consommation_image.htm<br />
<a href="file:///C:/Users/Alexandre/Downloads/Article%20Revue%20du%20Design%20V2.docx#_ednref7">[7]</a> Gilles Lipovetsky: Philosophe et sociologue français.<br />
<a href="file:///C:/Users/Alexandre/Downloads/Article%20Revue%20du%20Design%20V2.docx#_ednref8">[8]</a> Lipovetsky, G. (2006). Dionysos: société hédoniste, société anti-dionysiaque. Dans Lipovetsky, Le bonheur paradoxal. Essai sur la société d’hyperconsommation, (p.253). Paris, France: Gallimard.<br />
<a href="file:///C:/Users/Alexandre/Downloads/Article%20Revue%20du%20Design%20V2.docx#_ednref9">[9]</a> Jeremy Edwards est un designer d’origine anglaise. Il a conduit des projets dans différents pays. Il vit actuellement à Paris où il travaille comme designer indépendant. Il est aussi enseignant à l&#8217;Ecole Camondo à Paris et à l&#8217;ENSA à Limoges.<br />
<a href="file:///C:/Users/Alexandre/Downloads/Article%20Revue%20du%20Design%20V2.docx#_ednref10">[10]</a> Sémioses: discours.<br />
<a href="file:///C:/Users/Alexandre/Downloads/Article%20Revue%20du%20Design%20V2.docx#_ednref11">[11]</a> Les participants: Jeremy Edwards dans le premier entretient et les cinq étudiants dans le deuxième entretien.<br />
<a href="file:///C:/Users/Alexandre/Downloads/Article%20Revue%20du%20Design%20V2.docx#_ednref12">[12]</a> Madeleine Akrich: Sociologue et ingénieure française.<br />
<a href="file:///C:/Users/Alexandre/Downloads/Article%20Revue%20du%20Design%20V2.docx#_ednref13">[13]</a>Akrich, M. (1998). Les utilisateurs acteurs de l&#8217;innovation. <em>Education permanente,</em> 134, 79-89.</p>
<p>&#8211;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Les auteurs</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Mar 2009 01:31:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Revue du Design</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Ils contribuent ou ont contribué à La Revue du Design : Claire AZEMA : formée à l&#8217;Ecole Normale Supérieure de Cachan, Claire Azéma est agrégée et maître de Conférences en arts appliqués à l&#8217;Université de Bordeaux III depuis 2004. Dernière publication: Les mutations de l&#8217;écran lumineux et l&#8217;Intervalle-lumière. In textes réunis par Charlotte Beaufort (2009). [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ils contribuent ou ont contribué à <em>La Revue du Design</em> :</strong></p>
<p><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Claire+AZEMA"><strong>Claire AZEMA</strong></a> : formée à l&#8217;Ecole Normale Supérieure de Cachan, Claire Azéma est agrégée et maître de Conférences en arts appliqués à l&#8217;Université de Bordeaux III depuis 2004. Dernière publication: Les mutations de l&#8217;écran lumineux et l&#8217;Intervalle-lumière. In textes réunis par Charlotte Beaufort (2009). La Lumière dans l&#8217;art depuis 1950. Figures de l&#8217;art (17). Pau: Presses Universitaires de Pau.</p>
<p><a name="Estelle Berger"></a><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Estelle+BERGER" target="_self"><strong>Estelle BERGER</strong></a>: designer de passion et de formation, Estelle Berger est en parallèle doctorante en Arts Appliqués (au sein de l&#8217;équipe SEPPIA, Toulouse 2 Le Mirail), où elle explore les liens entre expérience et discours dans le champ du design.  Sa démarche se caractérise par une recherche d’équilibre et de réconciliation entre dimension pratique et théorique (<a href="http://www.yume-studio.fr/" target="_blank">Yume studio</a>).</p>
<p><a name="Alexandre BERNELIN"></a><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Alexandre+BERNELIN" target="_self"><strong>Alexandre BERNELIN</strong></a>: Alexandre Bernelin est un designer industriel spécialisé dans le développement de produits high-tech. Titulaire d’un Master en Design Produit (Creapole ESDI &#8211; 2008), il a fait ses classes au sein du groupe SEB avant de prendre la tête du département design de Sagem Wireless en 2009. En juillet 2011 il rejoint la société Option N.V en tant que Design Manager afin de contribuer à l’essor de l’entreprise dans le secteur de l’électronique grand publique. Contacts: @AlekzBernelin / <a href="http://alekz.fr/">http://alekz.fr/</a>.</p>
<p><a name="Irène Berthezène"></a><strong><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Irène+BERTHEZENE">Irène BERTHEZENE</a></strong> : diplômée en 2006 de l’ENSCI/Les Ateliers avec mention pour son mémoire &laquo;&nbsp;design et utopie&nbsp;&raquo;, Irène Berthezène s’est d’abord initiée à la scénographie et au commissariat d’exposition auprès de matali crasset pour la biennale de Saint-Étienne 2006. Elle a ensuite étoffé son expérience en coordonnant pendant 4 ans la scénographie des salons Première Vision. Elle poursuit aujourd’hui son parcours en solo en développant une activité pratique de designer et scénographe, et une activité d’écriture et de réflexion sur le design.</p>
<p><strong><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Perrine+Boissier" target="_self">Perrine BOISSIER</a> </strong>: diplômée en 2009 d’un DSAA “créateur concepteur” (Diplôme Supérieur d’Arts Appliqués) à l’école Le Corbusier de Strasbourg, Perrine Boissier s’est spécialisée dans la conception de dispositifs participatifs. Egalement engagée dans des démarches environnementales alternatives, elle a travaillé avec les FALTAZI à un projet prospectif sur l’autonomie alimentaire de la ville de Nantes, et aujourd’hui avec “Strategic Design Scénarios”, le laboratoire d’innovation sociale et durable de François Jégou à Bruxelles.</p>
<p><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Brigitte+BORJA+DE+MOZOTA"><strong>Brigitte BORJA DE MOZOTA</strong></a>: Docteur en Sciences de gestion et maître de conférences HDR, Brigitte Borja de Mozota est spécialiste des questions de design management, design &amp; marketing, design &amp; stratégie, design &amp; innovation, design &amp; pesrformance de l’organisation. Elle a publié plusieurs ouvrages et articles, dont <em>The four powers of design : a value model in design management </em>(Design Management Review, Spring 2006, pp. 44-53) et <em>Design management </em>(éditions D’Organisation, 2001). Elle collabore régulièrement à la revue <em>Design Plus Magazine</em>, publiée par le <a href="http://www.centredudesign.fr/" target="_blank">Centre du Design Rhône-Alpes</a>.</p>
<p><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Caroline+BOUGOURD"><strong>Caroline BOUGOURD</strong></a> : Agrégée d’Arts Appliqués, ancienne étudiante du département Design de l’École Normale Supérieure de Cachan, Caroline Bougourd est maintenant doctorante en Design et Environnements à Paris 1 – La Sorbonne. Depuis un détour de deux années à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, elle s’intéresse à la réception et à la transmission en architecture. Sa recherche porte plus particulièrement sur les chantiers expérimentaux de maisons préfabriquées de la Reconstruction et leur récente patrimonialisation.</p>
<p><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Ingi+BROWN"><strong>Ingi BROWN</strong></a> : Ingénieur de formation, Ingi Brown prépare actuellement un doctorat en Sciences de Gestion à l’École des Mines ParisTech. Son travail de recherche s’articule autour des questions de conception innovante dans les entreprises, de sa gestion et de ses outils. Il s’intéresse depuis plusieurs années aux relations entre ingénierie et arts appliqués, et cherche à formaliser les moyens d’action qui permettraient de « ré-enchanter » le dialogue entre ces deux disciplines. Par ailleurs, il enseigne depuis 2010 le module « méthodologies de l’ingénieur » à Strate Collège Designers.</p>
<p><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Stéphanie+CARDOSO"><strong>Stéphanie CARDOSO</strong></a> : Stéphanie Cardoso est docteur en Arts (Histoires, Théories et Pratiques), spécialité Design, doctorat durant lequel elle a été Allocataire Ministérielle de Recherche. Elle est aujourd&#8217;hui Maître de Conférences en Design à l&#8217;Université de Bordeaux III. Ses travaux de recherche portent sur les robots de compagnie et un corpus technologique hyper complexe dont l’identité est à construire. Elle travaille autour des concepts théoriques de complexité et d&#8217;esthétique de la robotique dans le design.</p>
<p><a name="Alexandre Cocco"></a><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Alexandre+COCCO"><strong>Alexandre COCCO</strong></a> : designer de formation et titulaire d’un DEA d’urbanisme, Alexandre Cocco est l’initiateur de <em>La Revue du Design</em>, dont il assure également la coordination éditoriale. Après avoir enseigné ou exercé des responsabilités dans diverses écoles de design ou d&#8217;arts appliqués, il travaille aujourd&#8217;hui sur différents projets pédagogiques ou éditoriaux, et il est directeur pédagogique de l&#8217;<a href="http://www.edaa.fr/" target="_blank">Ecole de Design et d&#8217;Arts Appliqués</a> (EDAA). Il est également l’auteur de plusieurs articles sur le design et l’aménagement intérieur, publiés dans le magazine <em>d’A </em>ou d’autres supports tels que <em>Le Visiteur</em>, <em>XXe siècle revue d&#8217;histoire</em>…</p>
<p><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Tony+C%C3%94ME"><strong>Tony CÔME</strong></a> : Ancien étudiant du département <em>Design</em> de l’École Normale Supérieure de Cachan, agrégé d’Arts Appliqués, Tony Côme est actuellement engagé dans un travail de recherche autour du concept de transdisciplinarité. Il est également l’auteur d’un travail de maîtrise en Histoire de l’Art consacré aux conceptions architecturales de Claes Oldenburg. Par ailleurs, il coordonne le pôle Arts Appliqués de la plateforme Nonfiction.fr et collabore avec la revue l&#8217;Architecture d&#8217;Aujourd&#8217;hui.</p>
<p><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Thibaut+DEVEREAU"><strong>Thibaut DEVEREAU</strong></a> : ingénieur (IFMA) et titulaire d&#8217;un MS Marketing, Design et Création, Thibaut Devereau est l&#8217;un des fondateurs du site Design Plateform. Il anime par ailleurs un blog intitulé Entreprise et talents. Design, management, marketing… et les autres! A l&#8217;heure du 2.0.</p>
<p><strong><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Geoffrey+Dorne">Geoffrey DORNE</a></strong> : Designer graphique &amp; numérique par formation, fondateur l’atelier Design &amp; Human, Geoffrey Dorne est diplômé de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris (Ensad) en 2009. Travaillant le numérique et l’imprimé sur des projets pour la Croix Rouge, la fondation Mozilla, Water Right Makers, la fondation Wikimedia, le Commissariat à l’Énergie Atomique, l’INRIA, EDF, Samsung, Orange, des projets culturels pour Libération, la CNIL, diverses laboratoires de recherche, la Fonderie (l’agence numérique d’Île-de-France), ou encore les éditions Diateino, Geoffrey attache un intérêt particulier aux concepts, aux métaphores et à l’utilisateur. Depuis 2010, Geoffrey a également été chercheur en design à l’EnsadLab de Paris avec un projet de recherche focalisé sur les émotions et la communication phatique, gestuelle et non-verbale. Geoffrey est responsable de la pédagogie du design de la Webschool Factory et dispense également des cours et des workshops dans différentes écoles en France (la Sorbonne, l’Ensci, les Gobelins, l’école des Arènes de Toulouse, la Webschool Factory&#8230;). En parallèle à ses activités de design, Geoffrey écrit quotidiennement sur son blog Graphism.fr et entreprend des projets de design autour de problématique humaines, sociales et contemporaines. Aujourd’hui, Geoffrey s’engage intégralement au travers des projets de son atelier Design &amp; Human et travaille avant tout sur des projets d’utilité publique et sociale avec des ONG, des entreprises, des associations tout en mettant en place des méthodologies centrées sur l’observation, sur l’utilisateur, sur l’humain.</p>
<p><a name="Anne Dujin"></a><strong><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Anne+Dujin">Anne DUJIN</a></strong> est sociologue et politiste. Elle est auteur pour le blog &laquo;&nbsp;Modes de vivre&nbsp;&raquo; sur Lemonde.fr, qui rassemble des sociologues, politistes et anthropologues dont les travaux portent sur le quotidien dans les sociétés contemporaines. Elle a travaillé pendant 6 ans au CREDOC (Centre de recherche pour l&#8217;étude et l&#8217;observation des conditions de vie), où elle a notamment exploré l&#8217;évolution des pratiques énergétiques des ménages, en lien avec les représentations du confort.</p>
<p><a name="Sophie Fétro"></a><strong><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Sophie+FETRO">Sophie FETRO</a> </strong>: C’est au fil de ses rencontres, de ses études, et de son activité d’enseignante que Sophie Fétro développe l’ensemble de ses sujets de prédilection en lien avec le design. Après sa formation à l’ENS et l’obtention de l’agrégation d’Arts appliqués, elle développe une pratique de l’enseignement orientée «design d’espace» à Orléans. Deux stages au Centre Pompidou, au sein du secteur architecture, lui permettent de se familiariser avec les dessins et les maquettes des plus grands architectes et designers du XXe siècle. Actuellement, missionnée par le rectorat de l’académie Orléans-Tours auprès du FRAC Centre, elle renoue le contact avec les collections d’architecture, et développe, en collaboration avec le service des publics, des supports et des projets pédagogiques qui font la part belle aux approches et pratiques expérimentales. Aujourd’hui, docteur en Esthétique et Sciences de l’art, elle développe une réflexion qui s’inscrit dans le prolongement direct de sa thèse: Étude critique du merveilleux en design &#8211; Tours et détours dans les pratiques d’assistance au projet, et porte tout particulièrement sur les façons dont les outils numériques de conception et de fabrication infléchissent l’imaginaire des concepteurs et les poussent à dépasser les conventions créatives, à bousculer les normes et les habitudes productives.</p>
<p><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Jean+Louis+FRECHIN"><strong>Jean-Louis FRECHIN</strong></a> : Jean-Louis Frechin est le fondateur de l’agence de design numérique <a href="http://nodesign.net/" target="_blank">NoDesign.net</a>, spécialisée dans la création, l’innovation et les réflexions stratégiques centrées sur les pratiques et les usages des technologies de l’information et de la communication. Jean louis Frechin est également enseignant et chercheur à L’ENSCI_Les Ateliers, où il a fondé et développé le concept de design numérique. Il intervient régulièrement dans des conférences sur l’innovation, la création et les usages dans les NTIC. Il a également été lauréat de la Carte Blanche du Via 2008.</p>
<p><a name="Caroline Gagnon"></a><strong><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Caroline+Gagnon">Caroline GAGNON</a></strong> est professeure à la Faculté d’aménagement, d’architecture, d’art et de design ainsi que directrice du baccalauréat en design de produits de l’Université Laval à Québec (Canada). Intéressée par les problématiques sociales et publiques en design de produits, elle est notamment spécialiste de l’analyse des perceptions esthétiques de la population à l’égard des équipements techniques dans l’espace public. Pour elle, il est essentiel de comprendre l’expérience humaine afin d’orienter les projets de design. Après des études de maîtrise et de doctorat en aménagement à l’Université de Montréal, Caroline Gagnon a réalisé un postdoctorat à la Cité du design (France). Elle a alors scruté le rôle du design dans le développement des villes.</p>
<p><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Céline+GALLEN"><strong>Céline GALLEN</strong></a> : docteur en sciences de gestion, maître de conférences à l’Université de Nantes (Institut d’Economie et de Management de Nantes-IAE) depuis 2002 où elle enseigne le marketing fondamental, le comportement du consommateur et les modes de consommation alimentaire. Ses travaux de recherche portent sur l’étude des comportements alimentaires et notamment les mécanismes de perception du design alimentaire et culinaire.</p>
<p><a name="Clément Gault"></a><strong><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Clément+GAULT">Clément GAULT</a></strong> : Diplômé en 2007 en design industriel à l&#8217;École de Design de Nantes, Clément Gault a découvert durant son projet de fin d&#8217;étude que le design et la recherche était un enjeu important pour l&#8217;avenir de cette discipline. Après quelques mois à l&#8217;École Polytechnique Fédérale de Lausanne où il a travaillé avec des chercheurs, il mène actuellement une thèse sur le design. Hébergée à l&#8217;École de Mines de Nantes et financée par Orange Labs, l&#8217;objectif de son travail de recherche est d&#8217;étudier la coopération entre chercheurs et designers. Il tient également un blog intitulé <a href="http://www.designetrecherche.org/">Design et recherche</a> rassemblant idées et analyses sur le design contemporain.</p>
<p><a name="Christian Guellerin"></a><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Christian+GUELLERIN"><strong>Christian GUELLERIN</strong></a> : directeur de L&#8217;École de design Nantes Atlantique, Christian Guellerin est également président de l&#8217;Association Cumulus. Il tient par ailleurs un blog, intitulé <a href="http://christianguellerin.lecolededesign.com/" target="_blank">Free opinion about design education</a>.</p>
<p><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Calogero+GIARDINA"><strong>Calogero GIARDINA</strong></a> : docteur ès-lettres, Calogero Giardina est l’auteur de deux ouvrages et d’une série de travaux de critique littéraire publiés en France, en Italie, en Belgique, en Angleterre et aux Etats-Unis. Il est spécialiste de stylistique et ces travaux portent aussi bien sur des auteurs comme Raymond Radiguet (auquel il a consacré sa thèse), Antoine Furetière, Ionesco, Jules Laforgue et Boris Vian. Ses domaines de recherche sont la création verbale et l’utilisation du cliché dans la littérature française. Son intérêt pour les formes et le style dans la littérature l’a amené à s’intéresser aussi au design. Calogero Giardina a enseigné à l’université de Dijon, à la faculté de lettres de Besançon et à l’université Lyon 3.</p>
<p><a name="Violaine d Harcourt"></a><strong><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Violaine+Harcourt">Violaine d&#8217;HARCOURT</a></strong>: Diplômée de l&#8217;ecole Camondo à Paris et de la scuola Politecnica de Milan, Violaine d&#8217;Harcourt travaille actuellement au développement d&#8217;une société de design de lecteur mp3 customisable (www.fason.fr).</p>
<p><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Quentin+HIRSINGER"><strong>Quentin HIRSINGER</strong></a> : Quentin Hirsinger est le co-fondateur de <a href="http://www.materio.com/">MatériO</a>, le premier centre Européen indépendant d’information sur les matériaux et produits innovants.</p>
<p><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Gervais+JASSAUD"><strong>Gervais JASSAUD</strong></a> : depuis les années 1970, Gervais JASSAUD édite sous le nom de &laquo;&nbsp;Collectif Génération&nbsp;&raquo; des livres d’artistes réunissant des écrivains et des artistes plasticiens contemporains. En 1977, le Musée National d’Art Moderne du Centre Pompidou à Paris expose ses premiers livres avec des œuvres originales d’Arman, Ben, Viallat,  Buren, etc. A partir du milieu des années 1980, le champ de ses collaborations s’étend aux Etats-Unis (Sol Lewitt, Marcia Hafif…), au Japon (Kenji Nagakami, U Fan Lee), au Canada, en Australie. Ces livres, conçus comme œuvres originales, sont présents dans de nombreuses collections privées et publiques parmi lesquels le MoMA de New York et la British Library. Il a été Directeur de l’Ecole Supérieure d’Art et de Design de Reims jusqu&#8217;en 2005.</p>
<p><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Thibault+LANNUZEL"><strong>Thibault LANNUZEL</strong></a> : Après avoir obtenu un Master en Histoire de l’Art à l’université de Paris IV Paris Sorbonne sur son travail monographique concernant l’œuvre du designer français Olivier Mourgue, Thibault Lannuzel amorce un travail de thèse de doctorat au sein de la même institution. Il s’intéresse notamment au principe générationnel des premiers designers qui marqueront la création en France de l’après-guerre aux années 80 en matière de design et d’architecture d’intérieure. En parallèle, après avoir travaillé auprès de la maison de vente aux enchères internationale Sotheby’s au sein du département Arts Décoratifs du XXe siècle, il collabore avec la Galerie Pascal Cuisinier, spécialiste du design français des années 50.</p>
<p><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Stéphane+LAURENT"><strong>Stéphane LAURENT</strong></a> : ancien élève de l’école Boulle et de l’Ecole Normale Supérieure de Cachan, Stéphane Laurent a enseigné dans plusieurs universités, dont Paris IV-Sorbonne et Berkeley. Agrégé, il a obtenu un doctorat puis une Habilitation à Diriger des Recherches (HDR). Depuis 1999, il est maître de conférences en Histoire de l’art à l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, où il dirige la Spécialité Arts Décoratifs, Mode, Design (licence, master et doctorat). Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur les arts décoratifs, le design, l&#8217;histoire de l&#8217;art et l’enseignement artistique. Il signe régulièrement les entrées &laquo;&nbsp;design&nbsp;&raquo; de l’Encyclopaedia universalis et participe à de nombreux colloques internationaux. Il collabore à plusieurs revues d’art dont la Gazette de l’Hôtel Drouot, les Dossiers de l’art et l&#8217;Estampille-L&#8217;Objet d&#8217;art.</p>
<p><a name="Jocelyne Le Boeuf"></a><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Jocelyne+LE+BOEUF"><strong>Jocelyne LE BOEUF</strong></a> : Jocelyne Le Bœuf est directrice des études à L&#8217;Ecole de Design de Nantes Atlantique où elle enseigne également l&#8217;histoire de l&#8217;art et du design. Elle est notamment l&#8217;auteur d’un ouvrage sur Jacques Viénot (Jacques Viénot, Pionnier de l’Esthétique industrielle en France édité aux PUR), et d’un chapitre consacré au design dans l&#8217;ouvrage 1950-2000, Arts contemporains publié pur les éditions Autrement et le SCEREN en 2002.</p>
<p><a name="Mathilde Le Coutour"></a><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Mathilde+Le+Coutour"><strong>Mathilde LE COUTOUR</strong></a> : après une formation à l’&#8217;école Boulle en Design d’&#8217;Espace et en Design Produit Mobilier, Mathilde Le Coutour poursuit ses études avec un Master au département Design de l&#8217;’École Normale Supérieure de Cachan. Elle contribue en 2009 au site paris-art.com dans la rubrique Design et travaille aujourd’hui au sein d’&#8217;une agence spécialisée dans la scénographie d’&#8217;exposition.</p>
<p><a title="Laurence Mauderli" href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Laurence+Mauderli" target="_blank">Laurence MAUDERLI</a> : Docteure en art et science des arts (Université Toulouse Jean Jaurès). Sa thèse portait sur l’œuvre du designer Jasper Morrison dont elle proposa une lecture ethno-anthropologique et ontologique. Elle est également titulaire d’un master en histoire du design (Royal College of Art, Londres) qu’elle clôtura par un mémoire sur le Werkbund et l’Œuvre, deux associations pionnières du design en Suisse. Elle a été collaboratrice scientifique et co-commissaire de la Designsammlung du Museum für Gestaltung de Zürich axée principalement sur la création industrielle de 1900 à nos jours. Etablie à Paris depuis 2005, elle enseigne, depuis 2007 l’histoire et la théorie du design à l’Ecole supérieure d’art et de design de Reims et intervient régulièrement dans des jurys. En tant que spécialiste du design, elle a participé comme chercheuse et/ou curatrice à plusieurs expositions dans divers musées : Victoria &amp; Albert Museum, Londres, Museum für Gestaltung, Zürich, Centre Georges Pompidou, Paris. Polyglotte, elle est l’autrice de nombreuses publications sur le design, les arts appliqués, la culture matérielle.</p>
<p><a name="Nicolas Minvielle"></a><strong><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Nicolas+Minvielle">Nicolas MINVIELLE</a></strong> : docteur en économie (EHESS), également diplômé de Sciences Po Strasbourg (section économie et finances), Nicolas Minvielle a été responsable des marques, responsable d&#8217;études et responsable Internet chez Philippe Starck de 2001 à 2007. Il a créé, en parallèle, le groupe Design conseil, dédié au conseil pour la gestion du design, de l&#8217;architecture et de la décoration (2006-2008). Il est également enseignant à l&#8217;ENSCI ainsi qu&#8217;à l&#8217;école de management Audencia Nantes, et a publié en 2006 un ouvrage intitulé &laquo;&nbsp;Design et Croissance&nbsp;&raquo; chez Maxima.</p>
<p><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Marc+MONJOU"><strong>Marc MONJOU</strong></a> : membre du Centre de Recherches Sémiotiques (CeReS), Marc Monjou est actuellement enseignant-chercheur à l&#8217;ESAD Saint Étienne, où il assure la co-direction du post-diplôme ainsi que la co-direction de la revue Azimuts. Ses activités de recherche concernent la sémiotique des objets, le design, la philosophie de la technique et l&#8217;esthétique industrielle.</p>
<p><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Gérard+MONNIER"><strong>Gérard MONNIER</strong></a> : <a href="http://gerard.monnier.free.fr/" target="_blank">Gérard Monnier</a> est docteur ès-lettres et professeur émérite de l&#8217;Université de Paris I Panthéon-Sorbonne ; a été professeur associé à l’Institut d’Histoire du temps présent (IHTP &#8211; CNRS). Il est par ailleurs directeur de la collection «Architectures contemporaines» des éditions Picard. Ses derniers ouvrages parus : <em>L’architecture du XXe siècle, un patrimoin</em>e (Editions SCEREN-CNDP / CRDP Créteil, 2005); <em>La porte, instrument et symbole</em> (Collection «Lieux-dits», éditions Alternatives, Paris, 2004); <em>Le Corbusier, Les Unités d’habitation</em> (éditions Belin, Paris, 2002).</p>
<p><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Elodie+PALASSE"><strong>Elodie PALASSE</strong></a> : journaliste indépendante (Connaissance des arts, L’Art aujourd’hui, L’Express…) et responsable éditoriale dans le secteur du livre illustré, Elodie Palasse est diplômée de Christie’s Education, école de la maison de ventes britannique, en Histoire &amp; marché de l’art et en Arts décoratifs. Spécialisée en Histoire du design, elle a fondé le blog <a href="http://www.sleekdesign.fr/" target="_blank">Sleek Design</a> en 2009 .</p>
<p><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Laura+PANDELLE"><strong>Laura PANDELLE</strong></a> : Etudiante en design &#8211; diplômée en 2007 d&#8217;un DSAA à l&#8217;Ecole Boulle, et actuellement en fin de cursus à l&#8217;ENSCI-les Ateliers. S&#8217;intéresse particulièrement au rôle de médiation et d&#8217;accompagnement du design dans des projets à caractère participatif ou collaboratif, ainsi qu&#8217;à l&#8217;émergence du rôle stratégique du design dans l&#8217;innovation dans les services. Collaborations marquantes avec le think tank <a href="http://fing.org/" target="_blank">FING</a> (Fondation Internet Nouvelle Génération), le laboratoire d&#8217;innovation territoriale la<a href="http://www.la27eregion.fr/" target="_blank"> 27° Région</a>, et l&#8217;agence londonienne <a href="http://www.stby.eu/" target="_blank">STBY</a>, spécialisée dans la recherche ethnographique pour le design. Actuellement: en cours de rédaction d&#8217;un mémoire de fin d&#8217;études - <a href="http://designcrisescontroverses.wordpress.com/" target="_blank">Design, crises, controverses</a>.</p>
<p><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Olivier+SAUVAGE"><strong>Olivier SAUVAGE</strong></a> : après avoir fondé et dirigé pendant 4 ans sa propre Web Agency (OS Systèmes), Olivier Sauvage est désormais Responsable des nouveaux projets webs du groupe 3SI (3 Suisses International). Il est également le fondateur de <a href="http://www.capitaine-commerce.com">Capitaine Commerce</a>, un site Internet dédié au ecommerce.</p>
<p><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Sushi+SUZUKI"><strong>Sushi SUZUKI</strong></a> : professeur de Design à l&#8217;Ecole des Ponts ParisTech, <a href="http://www.sushi-suzuki.com/" target="_blank">Sushi Suzuki</a> est également designer et co-fondateur de <a href="http://www.dthinkingparis.com/" target="_blank">d.thinking Ponts ParisTech</a>. Ingénieur de formation, diplômé en génie mécanique et en arts plastiques, Sushi Suzuki a travaillé dans le cadre de l’équipe de Stanford-IDEO design methods. Il a mis au point des contrôleurs de jeux vidéo, des prototypes pour DaimlerChrysler…</p>
<p><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Cécile+TAJAN"><strong>Cécile TAJAN</strong></a> : Historienne de l’art, Cécile Tajan se spécialise en art du 20ème siècle au cours de ses études universitaires et s’intéresse tout particulièrement aux arts appliqués. Après un détour à l’Ecole du Louvre dont elle sort diplômée en 2004, elle rejoint l’université de Paris IV Sorbonne et présente un travail de Maîtrise consacré à la scission entre la Société des artistes décorateurs (SAD) et l’Union des artistes modernes (UAM). Aujourd’hui, elle parachève, sous la direction de Barthélémy Jobert, une thèse de Doctorat sur le décorateur Jacques Adnet et la Compagnie des Arts Français. Elle collabore également depuis 2005 avec la maison de ventes aux enchères Artcurial en assurant documentation et recherches pour les ventes d’Art Déco.</p>
<p><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Jean+Jacques+URVOY"><strong>Jean-Jacques URVOY</strong></a> a créé URVOY CONSEIL en 2002, après avoir été chef de groupe développement des produits Cartier (groupe Richemont), directeur du marketing (Meccano) et consultant pour Carré Noir. Il crée Le Clan Design en 1986 qu’il cède à BBDO en 1994 pour créer ProximitéBBDO dont il est directeur général associé. En 2002, il crée URVOY CONSEIL, entreprise orientée vers la marque, le design, l’innovation et la communication. Il a été membre du bureau de l’ADC (Association Design Communication), participe aux jurys de prix de design et communication (Stratégies, Institut Français du Design) et est membre de la commission Design au Ministère de l’Economie. Il enseigne depuis plusieurs années dans des Ecoles de Commerce ou universités en mastère (Rouen Business School, CESA/HEC, ISC Dijon, IAE Poitiers-Angoulême) ou dans des écoles de communication (ECV, ESAM). Il est directeur de la collection <em>Design&amp;Marques</em> chez Eyrolles (plus de 8 titres parus à ce jour) et auteur d’ouvrages référents : <em>Le Designer, Packaging, Créer un logotype, Gérer une marque enfants</em>, etc.</p>
<p><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Stéphane+VIAL"><strong>Stéphane VIAL</strong></a>: Philosophe et psychologue de formation, Stéphane Vial est aujourd&#8217;hui directeur de création interactive à l&#8217;Atelier Lektum et professeur à l&#8217;École Boulle, où il enseigne la philosophie appliquée au design. On lui doit plusieurs essais dont un Court traité du design préfacé par Patrick Jouin, et divers articles publiés dans des revues de sciences humaines et sociales. Stéphane Vial tient également un blog intitulé <a href="http://www.reduplikation.net/" target="_blank">Reduplikation</a>.</p>
<p><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Raphaël+YHARRASSARRY"><strong>Raphaël YHARRASSARRY</strong></a> : Ergonome IHM freelance depuis 2000, Raphaël Yharrassarry travaille régulièrement avec des grands comptes sur l’analyse de l’activité, la conception de services et d’applications, l’expérience utilisateur pour le grand public ou les professionnels. Issu d’une formation en psychologie et ergonomie à Paris 5 en 1999, il a réalisé depuis de nombreuses missions sur tous types d’applications ou de services, de la conception d’outils professionnels (CRM, supervision,…) , aux services grand public sur le web, les téléphones mobiles ou la télévision. Il tient un blog sur l’ergonomie et la conception (<a href="http://blocnotes.iergo.fr/" target="_blank">blocnotes.iergo.fr</a>) d’IHM depuis 2009.</p>
<p><a name="Salma Zouaghi"></a><a href="http://www.larevuedudesign.com/index.php?s=Salma+ZOUAGHI"><strong>Salma ZOUAGHI</strong></a> : Salma Zouaghi est architecte d’intérieur depuis 2009, diplômée de l’Ecole Supérieure Des Sciences et Technologies du Design de Manouba, Tunisie. Très désireuse de faire de la recherche, elle a poursuivie ses études à L’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne- (2010/2011) où elle a réussi son Master en Etudes Culturelles avec mention. Depuis, Salma Zouaghi s’est totalement dédiée à la recherche scientifique. Sous la direction du Professeur Bernard Darras, elle est actuellement doctorante contractuelle. Ses préoccupations tournent autour de l’espace domestique où elle confronte le design mobilier avec des questions sociologique et écologique.</p>
<p><em>Pour trouver les articles d&#8217;un auteur en particulier, ou alors voir où il est évoqué sur ce site, vous pouvez simplement cliquer sur son nom. </em></p>
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